Tous les résultats
Publicité

Conflit de travail dans le secteur ferroviaire: vers une hausse du prix des véhicules neufs?

Gabriel Côté

2024-08-20T04:00:00Z

Partager

Le conflit de travail dans le secteur ferroviaire pourrait entrainer une hausse du prix des véhicules neufs s’il se concrétise et qu'il n'est pas résolu rapidement, prévient la Corporation des associations de détaillants automobiles (CADA).

• À lire aussi: Chemins de fer: grève et lock-out en vue jeudi

• À lire aussi: Possible lock-out au CN et au CPKC: une pénurie de produits périssables à prévoir

«Le chemin de fer, c’est vraiment une ligne nerveuse de la capacité d’approvisionnement des véhicules vers le consommateur et vers le concessionnaire. Tout cela est très fragile», explique l’économiste en chef à la CADA, Charles Bernard.

Plus de 9000 travailleurs des deux principales compagnies ferroviaires canadiennes, le CN et le CPKC, pourraient être en grève ou en lock-out dès jeudi, ce qui serait une perturbation de taille pour les chaines d’approvisionnement de nombreuses industries.

L'économiste en chef à la Corporation des associations de détaillants automobiles (CADA), Charles Bernard
L'économiste en chef à la Corporation des associations de détaillants automobiles (CADA), Charles Bernard

C’est le cas de l’industrie automobile, qui repose en grande partie sur l’importation par voie ferrée de véhicules et de pièces à partir des États-Unis. Ainsi, des concessionnaires pourraient éventuellement avoir de la difficulté à obtenir de l’inventaire pour certains véhicules plus en demande, ce qui aura nécessairement un impact sur les consommateurs, soit en termes de temps d’attente ou encore de prix, selon M. Bernard.

Publicité

«Quand il y a un impact direct sur l’inventaire, ça mène généralement à une stabilisation ou à une hausse des prix», note-t-il, en prenant le soin de préciser que dans ce cas-ci, ces effets «prendront un certains temps avant de se manifester».

Effet dévastateur

Les conséquences du conflit de travail s’étendent toutefois loin au-delà du seul secteur automobile, si bien que près de la moitié (45%) des marchandises qui transitent par le Port de Montréal utilisent l’un des deux réseaux visés par une interruption de service.

«L’Administration portuaire de Montréal entend redoubler d’effort pour permettre à davantage de camions de fréquenter ses terminaux, mais il est certain que certains marchés desservis à partir de Montréal devront composer avec des enjeux importants», a affirmé la vice-présidente aux affaires publiques du Port de Montréal, Mélanie Nadeau.

Dans le même esprit, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendant (FCEI) estime que l’arrêt de travail au CN et au CPKC aurait un «effet dévastateur» pour les petites entreprises, qui dépendent pour beaucoup des services ferroviaires pour envoyer et recevoir des biens.

Ottawa invite les parties à s’entendre

Inquiet des conséquences néfastes qu’aurait un arrêt de travail, le ministre fédéral du Travail, Steven MacKinnon, a publié jeudi une déclaration invitant la direction des deux compagnies ferroviaires et les représentants syndicaux à dénouer l’impasse avant qu’il soit trop tard.

«Ces négociations collectives sont l’affaire du CN, du CPKC et des CFTC, mais les effets en seront ressentis par l’ensemble des Canadiens. Les parties doivent faire le travail nécessaire et arriver à une entente à la table de négociation et éviter un arrêt de travail complet», a écrit le ministre dans un message publié sur la plateforme X.

Vous avez un scoop à nous transmettre?

Vous avez des informations à nous communiquer à propos de cette histoire?

Écrivez-nous à l'adresse ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.

Publicité
Publicité