Ottawa ordonne la reprise du travail aux ports de Montréal et de Québec

Raphaël Pirro
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Ottawa ordonne la reprise des opérations au port de Montréal en imposant un arbitrage définitif et exécutoire afin de limiter les dégâts économiques au deuxième jour du lock-out imposé par l’administration portuaire.
«Pour un pays qui dépend du commerce, les risques économiques, commerciaux et sanitaires sont extrêmement élevés et disproportionnés aux enjeux des négociations collectives», a déclaré mardi le ministre fédéral du Travail, Steven MacKinnon.
«Je tiens à le souligner: il y a une limite à l’autodestruction économique que les Canadiens sont prêts à accepter», a-t-il ajouté.
Les quelque 1200 débardeurs du port de Montréal étaient en lock-out depuis lundi, après plus d’un an de négociations, coincés dans une impasse.
L’arbitrage sera également imposé aux ports de Québec et de la Colombie-Britannique, où subsistaient aussi des conflits de travail issus de négociations interminables.
«Les parties font preuve d’un manque d’urgence alarmant et les négociations ne progressent pas vers de nouveaux accords», a dit le ministre MacKinnon.
C’est la deuxième fois depuis son entrée en poste, l’été dernier, que le ministre du Travail impose un arbitrage définitif et exécutoire. Son action avait permis de mettre un terme à la paralysie engendrée par le lock-out ferroviaire qui menaçait de faire crouler l’économie.
Dans le cas du port de Montréal, les négociations perduraient depuis le 1er novembre 2023.
Julie Gascon, PDG de l’Administration portuaire de Montréal, affirme que le port de Montréal a perdu 24% du volume de biens qui passent par la métropole en deux ans. «C’est vraiment catastrophique», disait-elle sur les ondes de RDI lundi.
L’image du port, voire sa fiabilité, en a pris un coup pendant le conflit de 2021, disait-elle.