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Conflit au Moyen-Orient: la réaction du Canada, «ce n’est vraiment pas fort»

Photo portrait de Yannick Beaudoin

Yannick Beaudoin

2024-10-01T20:46:21Z

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Le Canada pourrait en faire beaucoup plus pour aider à résoudre le conflit qui s’intensifie au Moyen-Orient, soutient la militante féministe québécoise d’origine iranienne et épidémiologiste, Nimâ Machouf.

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En entrevue sur les ondes de LCN, cette dernière a affirmé qu’elle croyait toujours à une solution diplomatique, à la suite de l’attaque iranienne sur Israël.

Toutefois, les autres pays doivent s’impliquer davantage pour aider les deux parties à en venir à un règlement qui mettra fin à la violence.

«Si les autres pays ne s’empressent pas de faire de quoi pour que ça arrête, le potentiel d’une guerre est énorme», estime Mme Machouf.

«Le Canada est capable»

La militante et épidémiologiste n’est pas satisfaite par la réponse de la ministre des Affaires étrangères du Canada.

«Madame Mélanie Joly dit qu’elle utilise tous les moyens diplomatiques dont elle dispose pour essayer de calmer le jeu, mais personnellement, le Canada, je ne le trouve vraiment pas fort en matière de diplomatie là-dessus. C’est comme essayer de colmater une brèche d’une digue qui vient de céder en essayant de fournir des petits bols à la population pour vider l’eau», indique Nimâ Machouf.

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Même si le Canada n’est pas le pays qui a le plus de poids sur l’échiquier politique, celui-ci a un rôle à jouer et une tradition d’acteur de paix à maintenir. Durant les années 90, le gouvernement de Brian Mulroney avait exercé son leadership pour contribuer à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud.

«Si le Canada veut agir et forcer ses alliés à agir, le Canada est capable», martèle Mme Machouf.

«Le problème, c’est que madame Joly ne fait rien. Elle dit qu’elle use de moyens diplomatiques, mais entre nous, ce n’est vraiment pas fort ce qu’ils font», ajoute-t-elle.

Pour la Québécoise d’origine iranienne, le Canada a eu ses occasions d’agir pour aider à mettre fin au conflit armé, mais a échoué à tous les coups.

«Le Canada a eu l’opportunité de reconnaître la Palestine, mais ne l’a pas fait. Le Canada a eu l’opportunité de mettre un embargo sur les armes [envoyées] à Israël, mais ne l’a pas fait», souligne-t-elle.

S’attaquer au cœur du problème

Nimâ Machouf est d’avis que pour régler le conflit, il faut mettre fin à l’occupation de la Palestine par Israël.

«Je pense que c’est le temps d’aller de l’avant avec une action qui sera vraiment déterminante», clame-t-elle.

Si rien n’est fait, une aggravation des violences est à prévoir, déplore l’épidémiologiste, qui craint une réplique massive d’Israël à l’attaque de mardi, puis à une riposte tout aussi massive de l’Iran.

«On voit que maintenant il y a un énorme potentiel que toute la région soit embrasée», indique Mme Machouf.

«Je pense que ça va s’en aller vers quelque chose de plus musclé que juste d’envoyer des missiles de part et d’autre», ajoute-t-elle.

Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.

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