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Confiance fragile, revers crève-cœur

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-11-06T05:00:00Z

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Y'a pas que la vie qui est fragile et qui ne tient qu’à un fil. La confiance des joueurs du Canadien aussi. 

La fin de la troisième période contre les Flames, alors que le Tricolore tentait de mettre fin à une courte de séquence de trois revers, en est un bon exemple.

Avec un mince écart d’un but à défendre, les coéquipiers de Samuel Montembeault se sont repliés sur lui, hésitant entre pourchasser le porteur de la rondelle et bloquer l’accès à l’enclave.

Martin St-Louis n’avait pas tout à fait la même lecture de la situation: «Je ne crois pas qu’il y ait eu d’hésitation dans cette séquence. Une mauvaise décision, oui. Mais pas d’hésitation», a-t-il soutenu.

Résultat: Matt Coronato a créé l’égalité avec moins de trois minutes à jouer au troisième engagement. Le jeune joueur des Flames a récidivé dès la septième seconde de la prolongation, confirmant la défaite de 3 à 2 du Canadien.

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Combinaison intéressante

Ce revers crève-coeur est venu porter ombrage au travail de Montembeault. Le portier de Bécancour avait une bonne soirée dans le corps. Il a repoussé 32 tirs.

Il est également venu jeter aux oubliettes la sortie du deuxième trio nouvellement formé d’Alex Newhook, Jake Evans et Juraj Slafkovsky.

Alliant vigueur, rapidité et robustesse, les trois comparses ont menacé le filet de Dustin Wolf à plusieurs occasions. Selon le site naturalstattrick, ils ont obtenu 10 chances de marquer.

Il ne s’agit que d’un match, mais Martin St-Louis tient peut-être quelque chose de bon.

Même si l’entraîneur lui avait confié plus de responsabilités offensives, Evans s’est bien débrouillé dans ce qui a été son pain et son beurre jusqu’ici. Lors de la seule présence de l’équipe en infériorité numérique, il a brillamment repéré Joel Armia, permettant à celui-ci de faire 2 à 1.

Ce bon vieux Gally

En créant l’égalité en deuxième période, Brendan Gallagher a inscrit son cinquième but de la saison. Ce faisant, il a pris seul le deuxième rang des buteurs du Tricolore, derrière les 10 de Cole Caufield.

On ne sait pas trop si c’est une bonne nouvelle. Il faut croire que non considérant que les Montréalais occupent le 23e rang dans la colonne des buts marqués.

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Mais bon. Ne crachons pas dans la soupe. C’est vrai qu’on n’est pas encore rendu au quart de la saison, et qu’il serait surprenant qu’il maintienne une telle cadence. Toutefois, pour un gars qu’on croyait fini et qui paraissait toujours à bout de souffle la saison dernière, le vétéran de 32 ans s’en tire pas mal bien.

Sans compter qu’il est un exemple de travail pour ses coéquipiers. D’ailleurs, mention honorable à Oliver Kapanen et Armia, qui ont habilement préparé ce but en sortant la rondelle du coin de la patinoire.

Dvorak, le bon élève

Le travail dans le cercle des mises en jeu est un art plutôt difficile à maitriser: comme le macramé, la flûte à bec pour un enfant de deuxième année et l’activation du clignotant pour un automobiliste montréalais.

Mais il faut croire que les leçons de Marc Bureau, transmises lundi matin à Brossard, ont rapidement été assimilées. Particulièrement par Christian Dvorak qui a terminé la rencontre avec un pourcentage de réussite de 74% (14 en 19).

On parle d’un gars qui jusqu’ici avait à peine remporté 48,9% (46 sur 94) de ses duels. De quoi mériter un autocollant à l’odeur de fraise.

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