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Condotta fait plus que remplir un chandail

Lucas Condotta a connu un fort match contre les Oilers lundi dernier.
Lucas Condotta a connu un fort match contre les Oilers lundi dernier. Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2024-11-22T18:48:03Z

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Si vous pensiez que Lucas Condotta a été rappelé du Rocket de Laval pour remplir un chandail chez le Canadien, vous devriez vous raviser.

Le centre a été rappelé lorsqu’Oliver Kapanen a été retourné à son équipe en Suède et depuis, il a commencé à faire sa niche au sein d’un quatrième trio fort efficace qui est complété par Joel Armia et Emil Heineman.

«Il est très fort, insiste Heineman, qui a été son coéquipier chez le Rocket la saison dernière. Il gagne des mises au jeu et c’est lui qui prend l’initiative sur l’échec avant et il est très fort le long de la bande.»

Heineman n’a pas tort. Lundi soir contre les Oilers, Condotta a remporté quatre des cinq mises au jeu qu’il a pris. En six matchs, depuis son rappel, il présente un taux d’efficacité de 60% au cercle des mises en jeu, le meilleur de l’équipe même s’il s’agit encore d’un échantillon restreint.

Comme Evans

Dans le vestiaire, Condotta est voisin de casier de Jake Evans et si c’est un hasard, on peut dire qu’il fait bien les choses.

«On vient du même endroit et on a des amis en commun, ça fait du bien d’avoir un visage familier», note Condotta.

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Mais c’est bien plus que ça. Evans et lui ont un peu le même parcours. Evans a 28 ans et a passé trois saisons dans une ligue junior A en Ontario avant de prendre le chemin de l’Université Notre-Dame, où il a passé quatre ans.

Condotta, qui est âgé de 27 ans, a passé cinq saisons dans la même ligue junior avant d’aller à l’Université du Massachusetts à Lowell pour quatre ans.

Patience

Lointain choix de 7e ronde en 2014, Evans a dû être patient avant d’obtenir l’intérêt qu’il mérite cette saison. Il a notamment passé près de deux années complètes avec le Rocket avant de s’installer avec le Canadien.

C’est un peu la même chose pour Condotta, qui est arrivé à Laval à la fin de sa carrière universitaire au printemps 2022.

«C’est difficile d’être là et de voir ses coéquipiers être rappelés pendant que tu restes là, ça m’est aussi arrivé, a soutenu Evans. Il faut alors faire confiance au processus et savoir qu’il y a un plan pour tout le monde. Il faut continuer d’améliorer son jeu.

«Ça peut être frustrant, mais quand tu reçois l’appel, tu sais que tu es prêt et que tu dois en profiter, poursuit Evans. Il joue très bien son rôle, il joue simplement et dur et son trio nous permet de changer l’allure du match.»

États d’esprit

En début de saison, Condotta a été nommé capitaine du Rocket. C’est souvent un signe que l’organisation voit un joueur comme étant essentiellement un joueur de Ligue américaine, mais Condotta ne l’a pas interprété comme ça et n’a jamais cessé d’y croire.

«J’ai évidemment été flatté, je n’y ai pas trop pensé, je voulais savourer le moment. J’ai toujours dû travailler partout où je suis passé, c’est un état d’esprit parce que le chemin est long.»

Reste quand même qu’avec les retours imminents de Rafaël Harvey-Pinard, qui est à Laval pour reprendre son rythme, et de Patrik Laine, les choses pourraient bouger chez le Canadien.

«C’est difficile de ne pas y penser, mais en même temps j’essaie de vivre les choses au jour le jour, admet Condotta. Tu ne peux pas voir trop loin dans le futur en te disant que ça va arriver.»

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