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Complètement débiles, les matchs préparatoires!

USA TODAY Sports via Reuters Con
Photo portrait de Marc de Foy

Marc de Foy

2024-10-02T02:29:40Z

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Obélix dirait: «Ils sont fous, ces joueurs de hockey!» Pour un deuxième match consécutif, au Centre Bell, on a été témoins d’actes dangereux lors de l’affrontement opposant le Canadien aux Sénateurs d’Ottawa.

Un match préparatoire, rappelons-le, un match qui ne donne pas de points au classement. Mais ce ne serait pas plus pardonnable même en saison régulière.

Des joueurs qui essaient de s’arracher la tête, qui donnent des coups salauds, qui appliquent des mises en échec illégales: tous les moyens sont bons pour anéantir l’adversaire.

Dach était en position vulnérable

Commençons par la mise en échec de Ridly Greig à l’endroit de Kirby Dach. En premier lieu, les officiels ont signalé une pénalité majeure, pour coup à la tête, au joueur des Sénateurs. Après révision, ils ont réduit la sentence de Greig en lui donnant une pénalité mineure pour obstruction.

Mettons que Dach n’a pas été atteint à la tête. N’empêche, il se trouvait dans une position vulnérable lorsqu’il a été frappé. Blotti entre deux joueurs, il n’a jamais vu venir Greig.

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Auriez-vous vu ça s’il s’était retrouvé sur la touche pour une longue période?

Le deuxième trio aurait été amputé de ses deux meilleurs éléments, Patrik Laine et Dach.

Chanceux, Stützle

Le Canadien n’est pas sorti de cette rencontre avec les mains blanches non plus. S’il avait fallu qu’Arber Xhekaj pogne Tim Stützle d’aplomb quand il est allé le frapper, le joueur des Sénateurs serait sorti de la patinoire sur une civière.

Stützle s’est cogné le nez sur son propre bâton et il n’est pas revenu au jeu, diagnostiqué d’une blessure au haut du corps. Xhekaj, quant à lui, s’est vu balancer le livre des règlements par la tête. Il a écopé d’une pénalité mineure pour rudesse, d’une pénalité majeure pour obstruction et d’une inconduite de partie.

C’était la deuxième fois de suite qu’il était expulsé d’un match.

La loi du talion

Les choses se sont calmées jusqu’à ce que Dach remette un chien de sa chienne, pardonnez l’expression, à Greig avec qui il a engagé le combat en troisième période. C’est la loi du hockey, la loi du talion, c’est œil pour œil, dent pour dent.

Et si Dach s’était fracturé une main?

Et vive le gouret!

Dans la foulée des événements qui ont marqué le match de samedi dernier entre le Tricolore et les Leafs, on s’est posé la question de savoir si les matchs préparatoires avaient encore leur pertinence.

À la lumière de ce qui se passe un peu partout dans la Ligue nationale, la réponse est facile.

C’est non!

C’est comme si les joueurs étaient envoyés à l’abattoir. Pour les propriétaires, ce sont des revenus dans les poches sans avoir à les payer.

Pourquoi tant de matchs?

Je me rappelle ce que Jacques Lemaire m’avait dit après un match préparatoire entre le Wild du Minnesota, dont il était entraîneur-chef, et le Canadien il y a environ 20 ans.

«De la façon dont les joueurs s’entraînent pendant l’été, les camps d’entraînement devraient durer deux semaines tout au plus et deux matchs préparatoires suffiraient», m’avait-il raconté.

Après le lock-out qui avait amputé la première moitié de la saison 2012-2013, les équipes avaient tenu des minicamps d’entraînement, sans matchs hors concours.

Résultat: les joueurs en étaient tous sortis vivants!

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