Commissaire de la LHJMQ: Jocelyn Thibault ne ferme pas la porte


Kevin Dubé
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L’un des candidats les plus souvent mentionnés pour succéder à Gilles Courteau au poste de commissaire de la LHJMQ, l’actuel directeur-général de Hockey Québec Jocelyn Thibault ne ferme pas la porte. Une importante réflexion s’impose, toutefois, avant d’officiellement déposer sa candidature.
La LHJMQ a lancé sa campagne de recrutement, mardi, en y rendant publique l’offre d’emploi. En matinée, Thibault n’avait pas encore eu le temps de la consulter, lui qui participait à la conférence de presse dévoilant les grandes lignes du prochain Tournoi international de hockey pee-wee de Québec.
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«Pour être honnête, je ne suis pas fermé à l’idée. Est-ce que j’ai le goût, en ce moment, de foncer tête première dans le processus? La réponse est : je ne sais pas. J’ai été pris par surprise par l’annonce de M. Courteau et je n’ai pas donc eu le temps d’aller très profondément dans ma réflexion mais je ne ferme pas la porte.»
En coulisses, plusieurs espèrent que Thibault soumettra sa candidature. Publiquement, même, son nom fait partie des plus populaires.
«Mon nom est sorti assez rapidement, a-t-il reconnu en riant. Je m’attendais à ce que M. Courteau ne reste pas encore 20 ans mais ça s’est fait très rapidement. Je ne ferme pas la porte, mais je ne suis pas rendu là», a-t-il répété.
Heureux dans son poste
En poste depuis 2021 à la tête de Hockey Québec, Thibault assure se sentir toujours bien dans son mandat. Il reconnaît toutefois que les différents incidents qui surviennent aux quatre coins de la province, comme cet entraineur de catégorie U15 qui s’est rué sur un joueur adverse dans un match U15 disputé dans un aréna de Beaupré le 18 décembre dernier, font partie de ses gros défis.
«J’ai du plaisir dans ce que je fais. Par contre, certains incidents malheureux qu’on vit au Québec, c’est ce qui me tire le plus de jus, en bon Québécois. C’est ce que je trouve difficile, dans mon rôle, d’avoir à traiter, voir passer ou devoir m’insérer dans certains dossiers du genre. Je trouve ça vraiment difficile. Pour le reste, ce qui me motive, c’est d’avoir la chance d’avoir un impact sur le hockey au Québec. On ne frappera jamais pour 1000 mais de pouvoir faire avancer humblement les choses, ça me stimule beaucoup.»
Une recrudescence?
Ces «incidents malheureux», dont faire référence le patron du hockey québécois, sont-ils en augmentation depuis quelques années? Une question difficile, voire impossible à répondre, pour l’instant, souligne-t-il.
«Ce n’est pas facile à mesurer. On se pose la question à tous les jours. Est-ce qu’on a l’impression qu’il y en a plus parce qu’on en parle plus? Je ne sais pas. J’ose penser qu’il y en a moins mais chaque événement comme ça [celui de Beaupré] en est un de trop. [...] On souhaite que ce cas soit accompagné d’une peine exemplaire, comme partout au Québec», estime-t-il, ajoutant que la pandémie a pu être un facteur aggravant.
«Ce n'est rien de scientifique mais la grande majorité des gens qui sont dans le hockey depuis longtemps nous disent que c'est pire. On sent les gens un peu plus à fleur de peau.»