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Comment un simple party à Paris a amené Zouheir Zerhouni sur un plateau québécois

«Casse-Gueule» est maintenant disponible sur Crave

Alicia Bélanger-Bolduc

2026-03-26T10:00:00Z

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Zouheir Zerhouni a posé le pied au Québec pour la première fois à l’occasion du tournage de Casse-Gueule — et ç’a été l’amour fou dès les premiers instants ! Drôle et attachant aux côtés d’Émile Schneider dans cette nouvelle série, il espère pouvoir bientôt revenir travailler sur l’un de nos plateaux.

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Comment s’est déroulée l’expérience sur le plateau de Casse-Gueule?

Ç’a été une aventure incroyable du début à la fin. J’avais une excitation très forte à l’idée de venir pour la première fois à Montréal. Je rêvais de visiter le Québec et je suis très ému que ma première fois ici ait été pour y travailler. Je suis tombé en amour tout de suite. En recevant le synopsis de la série et la description de mon personnage, j’ai été charmé sur-le-champ. Je savais que ce projet était pour moi.

Comment as-tu obtenu ce rôle alors que tu habites à Paris ?

C’est le résultat d’une succession de hasards et de rencontres. Lors d’une fête, à Paris, j’ai rencontré la réalisatrice québécoise Catherine Thériault. Nous nous sommes mis à parler de cinéma et de mon amour pour le Québec. Je venais d’écouter Simple comme Sylvain et j’avais été grandement impressionné. Elle m’a dit qu’on resterait en contact et qu’elle me ferait signe si elle pensait à un rôle pour moi. Je n’y croyais pas trop, parce que ce sont des choses qu’on se dit souvent. Or, quelques mois plus tard, elle m’a recontacté pour me parler de Casse-Gueule. J’ai fait mes auditions par vidéo en tombant raide dingue du scénario. Et j’ai eu le rôle, qui l’eût cru !

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Bruno Petrozza / TVA Publications
Bruno Petrozza / TVA Publications

Quel a été ton lien avec Émile Schneider, ton collègue dans la série ?

Nous avons fait une des dernières auditions ensemble par vidéo et la chimie a opéré tout de suite. Il était même de passage à Paris avant le tournage, et nous avons passé une nuit folle. On s’est rencontrés pour la première fois au cimetière du Père-Lachaise, devant la tombe d’Édith Piaf, à boire du champagne ! (rires) Je l’ai emmené à mon bar préféré et nous sommes devenus instantanément de très bons amis.

On te revoit aujourd’hui pour le visionnement. Tu es donc revenu uniquement pour y participer ?

Entre-temps, je suis aussi revenu pour assister à l’avant-première que nous avons faite dans le cadre du Festival Cinémania, en novembre. C’est la troisième fois que je reviens en quelques mois. Je suis ravi de revoir tout le monde et je sens que je m’installe, d’une certaine manière. Pour le tournage, je suis venu pendant trois mois et ç’a été les plus beaux moments de ma vie. Je pense que j’ai maintenant plus d’amis ici qu’à Paris. J’ai rencontré des gens magnifiques.

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Avais-tu une certaine expérience culinaire avant de participer à cette série ?

Pour être honnête, je ne sais pas si je cuisine, mais je fais à manger ! (rires) Je survis, mais je ne dirais pas que je suis très bon. Il a surtout fallu travailler mes gestes techniques, puisque couper un oignon chez soi et dans une cuisine professionnelle, ce n’est pas la même chose. La rapidité d’exécution, la confiance dans les gestes... c’est pour ça qu’on a travaillé avec le chef Antonin Mousseau-Rivard. D’ailleurs, le jour de mon arrivée à Montréal, on est allés souper dans son restaurant, l’un des meilleurs du Québec. C’était la première fois que je mettais les pieds dans un restaurant gastronomique. Antonin est un personnage incroyable, et ce moment reste l’un des plus beaux de mon passage au Québec.

Bruno Petrozza / TVA Publications
Bruno Petrozza / TVA Publications

As-tu découvert, depuis, la gastronomie montréalaise ?

Je ne savais pas que les gens, ici, étaient de vrais foodies. Plusieurs connaissent toutes les bonnes adresses, alors que moi, je serais nul pour ça dans ma propre ville. Vous êtes des amoureux de la découverte. Je crois que c’est une fierté pour les gens d’ici et on m’a aussi dit que c’était relativement récent. Depuis une vingtaine d’années, il y a eu un réel intérêt pour les produits des régions, les découvertes locales et les restaurants.

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Comment s’est passée ton expérience sur un plateau québécois, toi qui es habitué à tourner en France, voire sur des plateaux américains ?

C’est rapide, ce sont de longues heures et c’est très intense  ; c’est ce qui m’a le plus impressionné. Ça nous est arrivé de faire des journées de 15 heures avec beaucoup d’intensité dans le travail et sous une chaleur accablante. À la fin de mes journées, je rentrais à la maison et j’avais à peine le temps de travailler mes textes puis de souper rapidement avant d’aller me coucher. J’ai aussi été impressionné par l’implication, la gentillesse et la débrouillardise des équipes techniques  ; la CCM (costumes, coiffure et maquillage) sort un album prochainement et l’éclairagiste fait du stand-up le soir ! Tout le monde a tellement de talent ! La seule différence avec la France, c’est l’attention portée à la cantine ! (rires) Sinon, je dois aussi souligner l’humilité des grands acteurs que j’ai côtoyés et leur simplicité.

Bruno Petrozza / TVA Publications
Bruno Petrozza / TVA Publications

Est-ce qu’on pourrait donc te revoir prochainement dans un projet au Québec  ?

Complètement ! Je suis tombé en amour ! Je crois que c’est une phrase que vous entendez souvent, mais je pensais qu’en arrivant ici, j’allais trouver ça exotique... et finalement, il y a déjà tellement de Français ici ! (rires) J’espère qu’ils en accepteront un de plus ! J’espère vraiment être réinvité pour d’autres projets. Il y a tellement de réalisateurs talentueux ici. J’ai vraiment envie qu’il y ait plus de ponts dans la fiction entre la France et le Québec.

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Tu as aussi un vrai talent en chant ! Ça vient d’où ?

Ç’a été mon premier métier. J’avais un groupe funk à l’âge de 20 ans et c’est par le chant que je suis devenu comédien. C’est mon professeur qui m’a parlé du métier de comédien-voix, donc j’ai commencé par faire du doublage. J’ai un peu mis cette passion de côté, mais il m’arrive d’avoir des envies et je me suis lancé dans la production en solo.

As-tu découvert des artistes québécois que tu aimes ?

J’aime beaucoup celui qui a composé la musique de la série ; je suis même allé le voir en spectacle cet été. On entend aussi du Diane Dufresne dans un épisode et je la connaissais déjà très bien. Pendant le tournage, j’ai pu aller fêter la Saint-Jean et vivre les nombreux festivals de musique à Montréal. J’ai vu Loud et Robert Charlebois. Quand je rentre en France, je parle à mes proches de toute la culture québécoise, qui est bouillonnante.

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