«Activité à éviter». C’est ainsi que le directeur de la santé publique du Québec, le Dr Horacio Arruda a défini les soirées karaoké qui ont repris à travers la province.
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Le médecin intervenait après qu’un foyer d’éclosion de COVID-19 ait apparu à Québec il y a une dizaine de jours.
S’il n’y a pas de règles précises pour les bars offrant ce genre de service, beaucoup ont mis en place des mesures sanitaires strictes pour éviter les risques de transmission.
Ainsi, au bar Le Date, à Montréal, les choses sont bien définies pour les clients qui aimeraient pousser la chansonnette.
Des codes barre ont été installés sur les tables pour que les gens puissent transmettre leur choix de chanson virtuellement à l’animateur.
«Entre chaque utilisation, l’animateur change le bonnet et désinfecte tout le micro au complet avec de l’eau de javel. Ensuite la personne s’en vient sur scène avec son masque, met le nouveau bonnet du micro, enlève son masque et se met à chanter», détaille le gérant de l’établissement, Sébastien Houle.
M. Houle précise que ce processus, qui prend un peu de temps, est méticuleusement refait entre chaque personne.
Le Date a aussi mis en place un registre pour les clients qui le désirent, comme le suggère le gouvernement.
«On a un registre où les gens peuvent s’inscrire s’ils le veulent. Mais on ne peut pas les obliger à le faire et nous fournir leurs coordonnées.»