Comment Patrick Roy a convaincu Anthony Duclair de signer avec les Islanders


Kevin Dubé
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EAST MEADOW, NY | Agent libre sans compensation, Anthony Duclair évaluait ses options, cet été. Parmi celles-ci: une offre de quatre ans et 14 M$ des Islanders de New York. Puis, le téléphone a sonné: c’était Patrick Roy. Et tout a changé.
Évidemment, la relation entre les deux hommes remonte à loin puisque Roy a dirigé Duclair à ses premiers pas dans la LHJMQ, entre 2011 et 2013.
«Son appel est une raison importante de pourquoi j’ai signé ici», a mentionné Duclair.
Mais qu’a bien pu dire Roy lors de cet appel pour être convaincant à ce point?
«Ce n’est pas compliqué, a révélé l’entraîneur-chef vendredi après-midi. Je lui ai dit que je le voyais chez nous, jouer avec Bo Horvat et Mat Barzal, sur notre avantage numérique et que je le voyais avoir un rôle. Mais surtout, je croyais qu’il était à une place dans sa carrière où il était temps d’aller chercher de la stabilité, de s’installer et de faire sa marque quelque part et d’arrêter de se promener à gauche et à droite.»

Ce n’est pas la première fois que Roy convainc Duclair de le rejoindre dans son équipe. En 2011, l’attaquant montréalais était considéré comme l’un des plus brillants espoirs du repêchage de la LHJMQ, mais avait déclaré ses intentions aux formations de la ligue de se diriger du côté américain, ce qui l’avait fait glisser jusqu’au troisième tour, où les Remparts l’avaient sélectionné.
Ils avaient ensuite réussi ce qu’ils sont parvenus à faire tant de fois dans leur histoire: le convaincre de renoncer aux États-Unis pour se joindre à leur organisation.

Duclair avait finalement porté les couleurs des Remparts pendant quatre saisons, dont deux sous la gouverne de Roy, qui avait quitté en 2013 pour joindre l’Avalanche du Colorado.
Il semble donc que la magie a opéré, comme en 2011.
«Quand un entraîneur t’appelle et te dit qu’il te veut dans son équipe et qu’il veut que tu joues pour lui, c’est flatteur. Avec la connexion qu’on avait eue quand j’avais 16 et 17 ans, c’était difficile pour moi de dire non», a ajouté Duclair.
Un entraîneur qui a «évolué»
Il a coulé beaucoup d’eau sous les ponts depuis la dernière fois qu’ils ont travaillé ensemble, mais Duclair a retrouvé le même entraîneur enflammé qu’il avait connu avec les Remparts.
«Il n’a pas changé beaucoup, a-t-il lancé en riant. Il a toujours été intense sur et en dehors de la patinoire. Il est comme ça 24/7 et c’est sa personnalité. C’est pour ça qu’on l’aime.»
Duclair reconnaît tout de même des différences entre le Roy qu’il a connu pour la première fois il y a 13 ans et celui qui le dirige maintenant avec les Islanders.
«On évolue tous. Je ne suis pas le même joueur que j’étais et il n’est pas le même entraîneur. Son intensité et sa passion n’ont jamais quitté. Maintenant, il décrit mieux ce qu’il veut aux joueurs, que ce soit lors de rencontres un à un ou en groupe. [...] C’est un bon enseignant. Je pense qu’il a beaucoup appris au cours des 12 dernières années, que ce soit grâce à son expérience avec l’Avalanche ou quand il est retourné dans le junior. Il a évolué et sait comment gérer la nouvelle génération.»
Duclair aussi
À l’inverse, Roy est aussi à même de constater l’évolution de l’attaquant de 29 ans, et pas seulement depuis ses années juniors, mais depuis quelques saisons à peine.
«Je ne cacherai pas que quand je l’ai vu avec Tampa Bay l’an dernier, j’ai adoré son jeu et c’est une des raisons pour lesquelles on est allé le chercher. Je trouvais qu’il fonçait plus au filet qu’il le faisait avant. Il était aussi plus attentionné aux détails qu’à ses débuts. Comme j’ai dit à Anthony: tu connais ma structure, l’adaptation va être facile.»