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« Comment on va payer pour tout ça ? » L’analyse de Sylvain Charlebois sur les coûts alimentaires

Équipe Salut Bonjour

2026-01-29T16:50:50Z

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Ce matin, nous avons fait le survol des dernières nouvelles économiques dans le domaine agroalimentaire avec notre collaborateur Sylvain Charlebois.

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Revoyez la chronique complète dans la vidéo en tête d'article.

Au cours des dernières heures, il y beaucoup été question de la décision de polytechnique d'enlever le boeuf du menu. On dit que c'est une décision pour l'écologie. Qu'est-ce que tu en penses?

«C'est la raison qu'on donne, mais si j'étais gestionnaire de cafétéria, puis on voit des étudiants m'approcher pour me demander de d'éliminer le boeuf financièrement, c'est intéressant parce qu'on s'entend que le boeuf est très cher, mais c'est sûr que ça crée un malaise, parce qu'évidemment, une université repose sur l'idée d'être inclusif, donc d'offrir des choix. Et puis là, en fait on impose finalement une un régime, parce ce n'est pas tout le monde qui est d'accord de dire que le boeuf, c'est mauvais pour l'environnement. Dans le fond, il y des études qui démontrent que le la production bovine est est bonne pour l'environnement. Alors, n'y pas vraiment de consensus scientifique, mais à la polytechnique, il semble qu'il y a consensus pour eux. Mais moi, je trouve qu'on impose un peu une loi, mais autour de de l'école, bien sûr, y plein de restaurants qui offrent des repas. J'ai l'impression que quelques restaurants vont être plus occupés qu'avant.»

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Dans La Presse, ce matin, on lit qu'il y a un virage végé aussi dans des hôpitaux, des CHSLD. Encore une fois, pour faire sa part pour l'environnement, mais il y a vraiment des raisons économiques derrière ça.

«Absolument absolument, d'ailleurs on a travaillé avec le regroupement des centres de personnes âgées du Québec pendant quelques années justement sur les menus, sur le service alimentaire et puis là, il y une nouvelle génération qui commence à s'installer dans les centres. Il y a évidemment les gens plus vieux qui, c'était vraiment un régime «steak patate», puis c'est ce qu'ils voulaient là vraiment, mais là on on voit une cohorte de clients, de personnes qui ont qui ont été exposées aux sushis, qui ont été exposées à toutes sortes de cuisines du monde. Donc, leurs attentes sont un peu différentes de l'ancienne génération. Puis c'est là où on commence à voir qu'il y des gens qui sont végétariens, végétaliens aussi. Donc les centres s'adaptent tranquillement pas vite, disons à à plusieurs diètes qu'ils ne voyaient pas avant. (...) On le voit aussi au sein de l'économie, les protéines végétales, généralement, coûtent moins chères.»

Ouais, Sylvain, comme plusieurs, tu as constaté une perte de confiance des Québécois envers l'industrie alimentaire dans les dernières années et là il y a une décision. On dirait que ça n'encourage pas la transparence. Ça concerne du porc issu d'éditions génétiques sans étiquetage. Qu'est-ce que c'est que cette décision-là?

«En fait à l'automne, on parlait de clonage, ça a été complètement rejeté parce que la nouvelle est sortie sans annonce, pas de tambour, pas de trompette. On, en fait on l'apprenait par les réseaux sociaux que Santé Canada avait approuvé la viande disons clonée ou dans le fond les animaux qui viennent d'animaux clonés. Dans ce cas-ci, on parle d'édition génétique. C'est quoi la l'édition génétique? C'est de jouer avec l'ADN d'un animal pour que l'animal soit résistant aux virus par exemple ou pour diminuer l'empreinte carbone d'un animal durant sa vie. Ce genre de truc-là, ce n'est pas une mauvaise chose en soi, mais le problème, c'est qu'il y a beaucoup de gens qui ne comprennent peut-être pas la technologie, puis peut-être qu'ils n'aimeraient peut-être pas acheter un produit comme ça, mais ça ne sera pas étiqueté malheureusement par, et c'est l'ordonnance de Santé Canada. Encore une fois, on passe à côté d'une opportunité d'éduquer les gens par rapport à ce qui se passe en amont de la chaîne. On tente d'éviter de faire peur, mais ce qui arrive souvent, Eve-Marie, c'est que justement, on permet à certains groupes de prendre avantage d'un vide d'informations, puis ils ont raison ces groupes-là de le faire.»

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Et est-ce qu'il faut se surprendre d'une telle autorisation de la part de Santé Canada?

«Je ne suis pas surpris. On le voit déjà dans le grain, en passant, toi puis moi, on mange déjà des des produits maraîchers qui ont été modifiés. Mais pour ce qui est de la viande, souvent c'est un sujet sensible pour beaucoup de gens de jouer avec l'ADN d'animaux. Il y a beaucoup de gens qui sont un peu mal à l'aise avec ça, surtout pour les producteurs de, je pense à duBreton, le plus grand producteur de porc biologique au monde là, qui est au Québec, eux, ça les dérange une politique comme ça, parce qu'eux tentent de vendre un produit bio, mais ce produit-là va être mélangé avec d'autres produits et le consommateur risque d'être un peu mêlé dans tout ça.»

Il y eu plusieurs annonces aussi de la part du gouvernement fédéral, le gouvernement de Mark Carney en lien avec l'industrie alimentaire. D'abord, aide pour les agriculteurs liés avec la TPS.

«Oui, c'est c'était une annonce, je crois que c'était lundi ou mardi dans une épicerie, bien sûr, à Ottawa. Je ne pas si tu as vu la la conférence de presse, mais monsieur Carney était devant plusieurs produits alimentaires avec aucun prix, 0 prix. Mais on parle de 12 000 000 000 de dollars, c'est beaucoup d'argent. On veut on veut aider les gens qui sont moins nantis, 12 000 000 Canadiens qui sont déjà enregistrés pour le programme de crédit TPS. Ce n'est pas une mauvaise chose d'aider parce que c'est vraiment 12 000 000 de personnes qui ont de la misère à à rejoindre les deux bouts. Par contre, la question qui tue, c'est 12 000 000 000 de dollars, ce n'était pas dans le budget fédéral et personne n'a demandé à monsieur Carney, comment on va payer pour ça. Donc c'est c'est c'est bien ciblé, on va aider les gens, mais il faut quand même avoir l'argent pour supporter ça.»

Le Canada et les États-Unis

Fait qu'on voit qu'il y a vraiment un mouvement qui éloigne le Canada des États-Unis, mais il ne faut pas se leurrer là, 75% de notre commerce agroalimentaire, c'est avec les États-Unis, on ne peut pas remplacer les Américains. Alors il faut travailler avec les Américains le plus possible. Puis là actuellement, il y a beaucoup beaucoup beaucoup de gens dans le secteur qui sont extrêmement nerveux. Alors c'est sûr que c'est une année très importante 2026.»

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