Comment éviter les mauvaises surprises liées à l’inspection?

Annie Payant et Équipe Salut Bonjour
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L’inspection est une étape charnière dans une transaction immobilière, tant pour les acheteurs que pour les vendeurs. C’est souvent à ce moment-là que tout peut se confirmer... ou se compliquer.
La bonne nouvelle, c’est qu’avec une bonne préparation, on peut éviter une grande partie des mauvaises surprises. Être très bien informé, préparé et réactif peut faire toute la différence.
Des étapes cruciales
Avant même de faire une offre, je recommande toujours à mes acheteurs de visiter la propriété avec un regard attentif. Une fois l’offre acceptée, il faut absolument faire affaire avec un inspecteur en bâtiment qualifié, reconnu par une association professionnelle.
L’objectif n’est pas de chercher la perfection, mais bien d’identifier les éléments majeurs qui peuvent avoir un impact sur la sécurité, la structure ou les coûts futurs. Il faut surtout être présent à l’inspection, poser des questions et prendre des notes.
Des points à surveiller
Bien que l'inspecteur doive faire un tour complet de l’intérieur et l’extérieur de la maison, voici une liste non exhaustive de points à ne jamais négliger:
- Structures et fondations (intérieures et extérieures): Signes d'affaissement, mouvement de la structure, humidité, drain français, état des planchers, isolation, etc.
- Bâtiment extérieur: Revêtement, portes et fenêtres, joints, cadrage, terrasse, toiture, gouttières, etc.
- Électricité: Panneau électrique, mise à la terre, câblage visible, etc.
- Système CVC (chauffage/ventilation/climatisation): Âge, entretien, état général, distribution de l'air dans la maison, etc.
- Plomberie: Type de tuyaux, drainage, chauffe-eau, fuite visible, pression de l'eau, etc.
Prendre une décision éclairée
Un rapport d’inspection sert d’abord à informer. Quand un problème est découvert, plusieurs options s’offrent à l’acheteur: obtenir une expertise plus poussée, demander au vendeur de régler la situation, revoir le prix à la baisse, ou tout simplement décider de ne pas aller de l’avant.
L’idée, c’est de prendre une décision éclairée. Ce qui est crucial, c’est d’assister à l’inspection pour comprendre, de bien lire le rapport avec son courtier et, au besoin, de consulter un expert pour évaluer les coûts réels des travaux. Ce n’est pas toujours dramatique et parfois, une bonne compréhension de la situation règle tout.
Un vendeur préparé
Les vendeurs ont aussi beau jeu de se préparer pour une inspection. Je leur recommande souvent de faire le tour de la maison avec un membre de la famille ou avec leurs yeux d’acheteur pour voir tous les petits défauts qui pourraient soulever des inquiétudes chez un acheteur.
En réglant des problèmes mineurs avant la mise en marché, comme une gouttière mal fixée ou une lumière qui clignote, on réduit considérablement les risques de surprise et on inspire confiance. Une maison bien entretenue et documentée donne aussi beaucoup plus de crédibilité lors de l’inspection officielle.
Avoir une documentation claire et complète est un autre atout énorme. Gardez à portée de main vos factures de rénovation, garantie de toiture, contrat d’entretien de la thermopompe, certificat de localisation à jour, liste des travaux réalisés, etc. En immobilier, la transparence est souvent le meilleur moyen d’éviter les mauvaises surprises.
