Comment Emmanuel Bilodeau veut célébrer son 20e anniversaire de couple avec Édith Cochrane
Alicia Bélanger-Bolduc
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Emmanuel Bilodeau aura une saison estivale bien chargée. Entre son chalet en Estrie, son rôle de grand-papa et sa vie de famille, il est de la distribution de la pièce Les Boys, le spectacle tout l’été à Terrebonne. Nous avons pu le rencontrer à quelques jours de la première entrée sur scène.
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Quelle est ton expérience jusqu’à présent avec l’équipe des Boys?
C’est vraiment une réjouissance complète! J’avais été approché une première fois il y a deux ans pour faire partie de la distribution, mais j’étais en tournage, donc je n’avais pas pu accepter. Finalement, le spectacle a été repoussé et heureusement, ils m’ont rappelé. J’ai beaucoup été attiré par le fait qu’on était une belle grosse équipe. J’ai beaucoup été dans la solitude dans les dernières années avec deux one man shows et j’étais ravi de le faire, mais j’avais hâte de revivre cette synergie. Je viens d’une famille de 12 enfants, et je suis donc habitué à ce genre de style de vie. Je suis tellement content de l’expérimenter avec eux que je leur fais du pain et des biscuits à chaque répétition! (rires) Ayant grandi avec le hockey, c’est aussi vraiment plaisant de faire partie de cet univers.

Comment te sens-tu, peu de temps avant le début des spectacles?
On est enfin sur la scène du Vieux-Terrebonne et on se rend compte de l’ampleur. Je suis toujours un peu gêné en répétition, mais avec les éclairages, je vois moins la salle et c’est à ce moment que je prends mon envol. Je m’attends à des soirées vraiment festives. Au début, ça va être galvanisant de découvrir les réactions du public et où ils riront le plus. J’ai déjà ma petite idée, donc je me pratique à prendre des pauses après certaines de mes répliques pour laisser la place aux rires. Je me sens bien, mais ma seule inquiétude est de tomber malade. Presque toute l’équipe a attrapé la covid dans les dernières semaines et Édith a fait une extinction de voix terrible, et je ne veux aucunement que ça m’arrive en pleine tournée. On est toujours en train de parler, en plus! On est un groupe assez indiscipliné par moments et, comme mon personnage de Stan, je suis le coach qui les calme et qui les réaligne un peu! (rires)

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Y a-t-il d’autres plans pour l’été?
Je vais vraiment être occupé avec le théâtre, mais dès que je le pourrai, je vais aller au chalet rejoindre ma blonde et mes enfants. Mon plus vieux, Siméon, part en Europe avec ses amis quelques semaines, et Paul-Émile sera dans un camp en tant que moniteur une bonne partie de l’été, donc il nous reste Adélaïde qui sera avec nous à temps plein. Je m’attends aussi à tourner pour la nouvelle saison de STAT, mais je ne sais pas encore à quel point.
Ce personnage est vraiment un anti-casting pour toi. Est-ce que ça te fait du bien d’aller complètement ailleurs?
J’adore les défis, sortir des sentiers battus et jouer dans une quotidienne. C’est tombé dans un moment extrêmement parfait où Édith travaillait moins et pouvait être davantage à la maison. C’est un rôle qui fait énormément réagir et c’est quelquefois difficile à gérer. Je trouve ça moins plaisant quand les gens dans la rue me disent qu’ils me haïssent, mais sinon, c’est vraiment majoritairement positif! (rires) Je ne sais pas si je reviens beaucoup ou pour quelques passages, mais tant que Marie-Andrée Labbé a besoin du gars méchant et misogyne, je serai présent! Si ça sert à réveiller le public sur des types d’hommes qui ressemblent beaucoup à mon personnage, ça va me faire plaisir d’aider à conscientiser.

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Ta fille Philomène suit également tes traces en tant qu’actrice!
Elle vit de son métier et travaille beaucoup. Je suis très heureux pour elle, mais par moments je trouve ça anxiogène, parce que je ne pense pas que la culture se porte si bien au Québec et je ne sais pas comment sera construit le futur. Je crois que mes quatre enfants ont envie d’œuvrer dans ce domaine pour l’instant. Siméon entre à l’ATM de Jonquière cette année. Il ne sera pas nécessairement devant la caméra, mais il a un vrai talent. C’est tellement important, la culture! Les artistes sont fondamentaux dans une société. Il faut trouver une façon de les aider, puisque c’est profitable à tous les niveaux; pour l’identité, pour le plaisir et non juste pour l’argent pur.
Comment va ton rôle de grand-papa?
Je crois que je suis un bon grand-père, mais je n’ai pas autant de temps que si j’étais un homme à la retraite qui n’a pas d’autres enfants jeunes. J’aimerais être encore plus présent, mais ce qui est merveilleux est qu’on a un duplex, et Philomène vit dans le logement juste à côté du nôtre avec son bébé de deux ans. Dès qu’elle a besoin de quoi que ce soit, un café ou de l’aide avec sa fille, je suis là. Adélaïde, qui a sept ans, aime beaucoup en prendre soin aussi. Elle joue avec elle et l’emmène se balancer dans la cour. C’est le rêve complet. L’idéal est que tous mes enfants continuent de se côtoyer le plus souvent possible, et notre style de vie nous le permet en ce moment. Je ne réalise pas à quel point je suis chanceux!
Comment va votre beau projet d’autosuffisance?
Le jardin explose! On a vraiment une terre de qualité et on couvre le sol du plus de végétaux possible pour le protéger et on n’y touche plus. La biodiversité est très florissante et c’est très impressionnant à voir aller. On a beaucoup de plants de mûres, de bleuets, de camerises, de l’ail et des vivaces, le reste, on se le fait bouffer! (rires) On plante de la salade, par exemple, et on a trop de compétition que le lendemain, il n’y a presque plus rien. On nourrit les animaux autour et on n’est pas assez souvent là pour le protéger.
Est-ce que tu aimerais agrandir le projet davantage?
Si le temps et le mode de vie nous le permettent, bien sûr! J’aurais voulu avoir un champ de blé et faire mon propre pain, mais je n’ai pas l’équipement pour m’embarquer dans tout ça. Je ne veux pas être englouti non plus dans l’esclavage de l’autosuffisance. Il ne faut vraiment pas avoir de métier en parallèle. J’aime l’équilibre entre ma vie à la ville et celle au chalet en Estrie. Avec notre mode de vie et les enfants, on ne peut pas se permettre de déménager là-bas à temps plein pour le moment.

Édith et toi célébrerez incessamment votre 20e anniversaire de couple! Y a-t-il un petit événement de prévu?
Tu me fais penser qu’on va devoir le mettre à l’agenda! (rires) On a commencé à sortir ensemble le 16 août 2005, et le french a scellé notre union! (rires) Je lui avais fait une déclaration d’amour de 20 minutes et j’étais en hyperventilation, mais ça a l’air que mes grands mots ont fonctionné! La fête d’Édith est dans les mêmes jours, donc on devrait souligner les deux. On a toujours voulu faire un mariage gai, dans le sens joyeux. Un faux mariage qu’on appellerait gay parce qu’il rendrait hommage à tous ces mariages qu’on trouve merveilleux. Pour l’instant, on n’a rien de prévu, mais on va bien trouver un moment pour le célébrer.
Qu’as-tu dans la mire pour les prochains mois, sinon?
J’ai fait un film en septembre dernier qui sortira en 2026 et qui s’intitule Tissé serré (Tight Lettuce). C’est un film bilingue français-anglais qu’on a tourné dans les Laurentides. J’interprète le rôle principal d’un père qui est accro au Fentanyl. C’est une histoire vraie et j’ai même rencontré l’homme dont c’est inspiré. Je joue aux côtés de France Castel, Maxim Roy et plusieurs autres. Sinon, j’attends de voir ce qui arrivera pour moi.