Comme si Jordan Harris devenait méchant

Renaud Lavoie
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Ça fait des années que les Oilers cognent à la porte et les voilà maintenant en grande finale de la coupe Stanley! Pour que cette équipe se retrouvent en finale, alors que les Stars, l’Avalanche et les Golden Knights sont en vacances relèvent de l’exploit. Il est donc temps de donner beaucoup de crédit à cette organisation qui a plus souvent qu’autrement déçu ses partisans au cours des dernières années.
Mais rien n’est encore acquis pour cette équipe qui aura son plus gros défi des séries, soit les Panthers de la Floride.
Le même style
Pour l’entraîneur-chef des Panthers, les Oilers ont un style qui ressemble beaucoup à celui des Rangers. « Les Oilers ont des joueurs intelligents et dynamiques lorsqu’ils entrent en zone offensive avec la rondelle, souligne Paul Maurice. Une chose est certaine, ce sera beaucoup plus similaire aux Rangers comme style que ce qu’on a connu face au Lightning et aux Bruins. Reste que les statistiques avancées des Oilers démontrent qu’ils sont bien supérieurs défensivement, contrairement à ce que bien des analystes disent. »
Mais le jeu défensif des Panthers est particulièrement efficace aussi. Ils ont été en mesure d’étouffer complètement Mika Zibanejad, Chris Kreider et Artemi Panarin, mais seront-ils en mesure de le faire face à Connor McDavid, Leon Draisaitl et Zach Hyman qui sont beaucoup plus dangereux que les meilleurs attaquants des Rangers et c’est sans oublier Evan Bouchard qui est en santé, comparativement à Adam Fox qui a joué les séries sur une jambe.
Les Panthers sont différents
Les Oilers vont affronter les Panthers qui sont au sommet de leur art. Ils ont du talent mais aussi beaucoup de «F...U », si vous voyez ce que je veux dire.
On dirait que chaque joueur a une combinaison de talent et de méchant en lui. Qui aurait cru, par exemple que Aaron Ekblad, ce gentil défenseur talentueux, allait passer d’un joueur amical, à un joueur qui ne sourit plus jamais et qui utilise son bâton, plus nécessairement pour lancer la rondelle, mais beaucoup plus pour frapper l’adversaire.
C’est comme si Jordan Harris passait de monsieur sourire, à un des défenseurs les plus méchant qu’il y a sur la glace. Si Aaron Ekblad peut le faire, tous les défenseurs de la LNH peuvent le faire. S’ils le veulent évidemment, mais ça prend beaucoup de courage, ce qui n’est pas donné à tout le monde, j’en conviens. C’est comme dans la société, il faut de tout pour faire un monde. Sauf que le monde des Panthers est pas mal différent que celui des Oilers.
Bataille des unités spéciales
Il y a une statistique renversante cette année en séries. Les équipes qui ont eu le dessus dans les unités spéciales face à leurs adversaires ont remporté 14 séries. 14 séries remportées et aucune perdue. Les Oilers ont dominé à ce chapitre avec 37% d’efficacité avec l’avantage numérique et 94% d’efficacité en désavantage numérique.
Les Panthers ont seulement eu 23% d’efficacité en avantage numérique et 88% en désavantage numérique.
C'est là où il sera intéressant de voir comment les officiels vont avoir un impact dans cette série. Si on se fie à ce qu'on a vu dans le match numéro six entre les Rangers et les Panthers, ils n'ont pas trop tenté d'intervenir. La preuve, ils n'ont pas levé les bras lorsque Matthew Tkachuk s'est retrouvé en échappée et a reçu un coup de bâton au niveau des mains. En saison régulière, ç'aurait été un lancer de pénalité. En séries, c'est visiblement autre chose.