Comme les Québécois du Canadien, Brett Kulak ose rêver grand


Jonathan Bernier
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EDMONTON | Il n’y a pas qu’à Montréal que l’on souhaite le retour des glorieuses années passées. C’est également le cas dans la capitale albertaine.
Elle est loin l’époque où Wayne Gretzky, Mark Messier, Jari Kurri et Grant Fuhr ont bâti la fabuleuse dynastie des années 1980. Tellement que la grande majorité des joueurs qui portent aujourd’hui l’uniforme orange et bleu n’était pas née lors de la conquête de 1990, la dernière de l’histoire des Oilers.

«Mon idole, c’était Ryan Smyth. J’aimais son caractère, il a porté longtemps l’uniforme des Oilers», a déclaré Brett Kulak, à quelques heures du troisième affrontement contre les Canucks.
Kulak a vu le jour en 1994. Pour ce garçon originaire de Stony Plain, une bourgade située à 40 kilomètres d’Edmonton, Smyth est l’équivalent de Saku Koivu pour un garçon natif de Saint-Eustache, à la même époque: le gars a connu une brillante carrière, mais n’a jamais rien gagné dans la LNH.
Les étoiles alignées?
Ça fait donc 34 ans que les Oilers n’ont pas remporté la coupe Stanley. Trois ans de plus que le Canadien. À l’instar de tous les joueurs québécois qui portent l’uniforme du Tricolore, Kulak ressentirait une grande fierté à ramener le précieux trophée dans le giron de l’équipe de son enfance.
«Je réaliserais un rêve. Les Oilers, c’était mon équipe. Celle qui m’a servi d’inspiration pour atteindre la LNH, a-t-il soutenu. C’est le genre de chose à laquelle tu penses tout le temps en grandissant, même si tu joues pour le plaisir.»
«Tu rêves de soulever la coupe Stanley. Et quand tu oses rêver un peu plus grand, tu t’imagines le faire avec l’équipe de ton patelin, ton équipe favorite.»
Avec Connor McDavid, Leon Draisaitl, Zach Hyman et Evan Bouchard, les Oilers ont l’équipe pour y aspirer.
C’est ce que l’on dit déjà depuis quelques années. Pourtant, ils ne se sont jamais rendus plus loin que la finale de l’Association de l’Ouest. Un balayage de quatre matchs contre l’Avalanche du Colorado en 2022.
«Chaque année, on se dit que les étoiles sont alignées, qu’on a une bonne équipe, que tout le monde est impliqué, a reconnu le défenseur. Pour que ça arrive, tout le monde doit y croire dans sa tête.»
«Avoir cette occasion encore, c’est bien. On a une bonne équipe, on a une bonne chance, on a tous tellement faim. On sent que c’est possible», a-t-il poursuivi.
Le vécu de Kulak
Cette année, en plus des joueurs vedettes mentionnés plus haut, les Oilers ont la chance de miser sur Corey Perry, un habitué des finales de la Coupe Stanley. Champion avec les Ducks en 2007, le vétéran de 38 ans a atteint la finale à trois autres occasions. En 2020, avec les Stars, en 2021, avec le Canadien, et en 2022, avec le Lightning.
Il y a donc un peu de vécu dans ce vestiaire. À ce propos, Kulak n’est pas en reste lui qui a également atteint la finale de 2021 sous les couleurs montréalaises. Une expérience bénéfique.
«Je n’en parle pas trop avec mes coéquipiers, mais j’aime croire que je montre le chemin à suivre sur la glace, a déclaré Kulak. Ce parcours de 2021 a fait du moi un meilleur défenseur. Il m’a fait réaliser encore plus les sacrifices que tu dois faire à cette période de l’année. Tu ne peux pas t’entraîner à vivre les séries, tu dois le découvrir.»
Une découverte qui se fait souvent à la dure. Parlez-en aux vedettes des Leafs qui ne découvrent pas grand-chose d’un printemps à l’autre.