Comme les Blacks dans les Boys


Jonathan Bernier
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Cette saison n’a pas fini de nous surprendre. Samedi soir, en se rendant au Centre Bell, il y a deux choses que les partisans n’avaient sûrement pas prévues : la présence de Mike Komisarek dans les gradins et la domination du Tricolore dans l’aspect physique de cet affrontement contre les Stars.
Le Canadien a dominé 30 à 8 à ce chapitre. « Des grosses épaules », aurait dit Bob dans les Boys. Et ce n’est pas parce qu’il a couru après la rondelle toute la soirée. Même Patrik Laine, de retour au jeu après une absence de quatre matchs, s’est fait plaisir en traversant la patinoire dans sa largeur pour aller mettre Oskar Back en échec.
« Ça m’a faire rigoler de le voir faire ça. Ça m’a donné une étincelle », a lancé Juraj Slafkovsky, sourire en coin.
Le Slovaque a frappé à peu près tout ce qui avait un chandail blanc, terminant la soirée avec sept coups d’épaule. Son intensité et son implication physique ont offert à Nick Suzuki et Cole Caufield de bonnes occasions de marquer près de l’enclave.
Voilà un bel échantillon de ce que ça donnera le jour où le jeune homme de 20 ans affichera une plus grande constance.
« C’est encore un jeune joueur. Il est loin d’être à l’étape finale [de son développement], a rappelé Martin St-Louis. Éventuellement, lorsqu’il arrivera à son apogée, je sais que ça fera partie de son identité. »
Un point important
Le Canadien s’est néanmoins incliné 2 à 1, en tirs de barrage, échouant une fois de plus dans sa tentative de remporter une quatrième victoire de suite. Toutefois, considérant qu’il disputait un deuxième match en 24 heures, avec un retour de Washington, et qu’il affrontait une formation qui n’avait pas subi la défaite à ses six matchs précédents, il y a lieu de se montrer satisfait.
Après une première période au cours de laquelle, ils ont eu besoin d’un Samuel Montembeault en grande forme pour garder la feuille de pointage immaculée, les joueurs du Canadien ont retrouvé leurs jambes forçant Jake Oettinger à sortir une grosse performance.
« J’ai aimé notre match. On n’avait pas de passager. Tout le monde s’est impliqué, a louangé St-Louis. On a fait suffisamment de bonnes actions pour mériter les deux points. On ne les simplement pas eu. »
Il en a récolté au moins un. Un point important si le Canadien souhaite demeurer dans la course le plus longtemps possible.
Des souvenirs de NHL 94
Ceux qui sont assez vieux pour se souvenir de NHL 94 se rappelleront que c’est cette édition de la populaire franchise qui a révolutionné le monde du jeu vidéo pour les amateurs de hockey. À NHL 94, il y avait deux façons de marquer des buts à coup sûr : en décochant un tir dès la réception d’une passe transversale à la hauteur du point de mise en jeu et en sortant du coin de la patinoire avec la rondelle. Votre adversaire avait beau connaître vos intentions, il ne pouvait faire plus que de constater les dégâts.
C’est un peu ce qui se passe avec les rivaux du Canadien lorsque Patrik Laine saute sur la patinoire en supériorité numérique. Ils savent que le plan du Tricolore est de réussir à l’isoler suffisamment longtemps pour lui permettre de décocher un tir sur réception.
Et comme dans NHL 94, ça marche à tout coup.
Ce fut encore le cas dans ce match. La troupe de Martin St-Louis bénéficiait d’une attaque massive de deux hommes depuis 14 secondes lorsque Laine a marqué son neuvième but de la saison. Un but identique aux huit premiers. Tous inscrits en supériorité numérique.
« Il a un bon lancer. Et il n’a pas besoin de beaucoup d’espace pour le laisser partir. En plus, il est capable de faire passer la rondelle à côté du gars. Il ne vise pas nécessairement pour ça, mais la rondelle finit toujours par trouver son chemin », a indiqué St-Louis.