Combien de Québécois se tailleront une place avec Équipe Canada junior?


Kevin Dubé
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Il y aura huit joueurs de la LHJMQ au camp d’Équipe Canada junior et il ne faut pas se mettre la tête dans le sable: les chances qu’ils percent tous la formation d’Équipe Canada junior sont plutôt minces. Mais lesquels ont les meilleures chances? Certains ont-ils leur poste virtuellement acquis?
Évidemment, le camp d’entraînement d’ÉCJ, qui débute dimanche, offrira les réponses finales. Mais tentons quand même de jouer au jeu des prédictions.
Tristan Luneau
Défenseur droitier
Ducks d’Anaheim (ses droits appartiennent aux Olympiques de Gatineau)

Luneau est le seul joueur prêté par une équipe de la LNH à ÉCJ. On peut donc l’affirmer sans crainte: à moins d’une blessure, Tristan Luneau sera un membre d’Équipe Canada junior en Suède. L’expérience de la LNH aidera assurément le natif de Victoriaville à jouer un rôle prépondérant avec la sélection nationale, et ce, dans toutes les facettes du jeu.
«Il a non seulement joué dans la LNH, mais il a bien fait dans les matchs qu’il a joués», estime celui qui agira à titre d'entraineur-adjoint au Mondial, Gilles Bouchard.
Rôle potentiel avec ÉCJ: défenseur no 1
Maveric Lamoureux
Défenseur droitier
Voltigeurs de Drummondville

Lamoureux remplit de nombreux critères recherchés par Hockey Canada: il est gros (6 pi, 7 po et 198 lb), patine bien et peut jouer dans toutes les facettes du jeu. Même s’il inscrit un point par match depuis le début de la saison avec les Voltigeurs de Drummondville, ce n’est peut-être pas pour être un quart-arrière sur l’avantage numérique qu’ÉCJ lui ferait une place dans sa formation.
«Il est imposant, a lancé Gilles Bouchard. Je n’étais pas là l’an dernier mais, cette année, c’est un homme sur la glace. Il est difficile à affronter, s’implique physiquement et utilise sa grandeur et sa grosseur à son avantage.»
Le camp le confirmera, mais Lamoureux est un très sérieux candidat à un poste à la ligne bleue d’Équipe Canada junior.
Rôle potentiel avec ÉCJ: défenseur défensif du top 4
Mathis Rousseau
Gardien de but
Mooseheads d'Halifax

Rousseau fait partie des meilleurs gardiens de la LHJMQ depuis deux saisons. L’an dernier, il avait été excellent en séries pour aider les Mooseheads à atteindre la grande finale. Malgré son gabarit en deçà des standards pour un gardien de but, à 5 pi et 11 po, c’est son éthique de travail qui a impressionné Hockey Canada.
«C’est un gardien qui a un niveau de compétition très élevé, a dit Bouchard. Il a une bonne attitude et est très fort mentalement, c’est un gars de caractère.»
Équipe Canada junior amènera trois des quatre gardiens invités au camp d’entraînement en Suède pour le Mondial et le nom de Rousseau circule allègrement parmi les favoris pour l’un des deux postes de partants.
Rôle potentiel avec ÉCJ: gardien no 1 ou 2
Jordan Dumais
Ailier droit
Mooseheads d'Halifax

Jordan Dumais est tout simplement dominant dans la LHJMQ cette saison. En fait, il l’est depuis trois ans et avait été l’un des rares joueurs de 18 ans invités au camp d’ÉCJ l’an dernier, faisant partie des derniers joueurs retranchés malgré de belles prestations lors des matchs contre les étoiles d’USports. Il serait fort surprenant que Dumais ne soit pas de l’équipe cette année et qu’il n’y joue pas un rôle offensif important.
«Il est dominant. Il a un instinct offensif qui lui permet de voir le jeu en avance sur tout le monde. C’est quelque chose de spécial, de réussir à faire des points comme ça», mentionne Gilles Bouchard.
Rôle potentiel avec ÉCJ: attaquant offensif évoluant sur l’un des deux premiers trios
Samuel St-Hilaire
Gardien de but
Phœnix de Sherbrooke

L’histoire de St-Hilaire est possiblement la plus belle de ce camp. Tandis qu'il n'a jamais été repêché et qu'il était hors du radar de Hockey Canada en début de saison, ses prestations avec le Phœnix de Sherbrooke – dirigé par Gilles Bouchard – lui ont valu de plus en plus de considération.
«Il y a un peu plus d’un mois, j’ai jasé avec Justin Pogge [le consultant en matière de gardiens pour Hockey Canada] et je lui ai dit: “Je sais que tu l’as sur tes listes, mais ça fait longtemps que je coache et j’en ai vu, des gardiens. Je pense que mon œil n’est pas si pire et je dois te dire que je n’ai pas vu beaucoup de gardiens faire des arrêts et que ça ait l’air aussi facile.”» Pogge est alors allé le voir à deux reprises et le voilà, invité au camp de l’équipe canadienne.
Rien n’est acquis dans son cas et il devra batailler pour l’obtention, à tout le moins, du rôle de troisième gardien.
Rôle potentiel avec ÉCJ: gardien no 2 ou 3
Jake Furlong
Défenseur gaucher
Mooseheads d'Halifax

Le capitaine des Mooseheads d'Halifax et choix de cinquième ronde des Sharks de San Jose a inscrit 18 points en 22 matchs cette saison. Mais s’il parvient à se tailler une place avec ÉCJ, ce ne sera pas pour occuper un rôle en avantage numérique.
«C’est un défenseur stable qui s’implique physiquement quand c’est le temps et qui fait les jeux simples. Il est efficace dans les deux sens de la patinoire», note Bouchard.
Rôle potentiel avec ÉCJ: défenseur défensif no 6 ou 7
Noah Warren
Défenseur droitier
Tigres de Victoriaville

Un peu comme Maveric Lamoureux, Noah Warren a le physique de l’emploi à 6 pi, 5 po et 216 lb, et Hockey Canada nous a habitués au fil des ans à garder ce type de défenseur en vue du Mondial junior.
«Dans un tournoi comme ça, surtout à la fin, c’est exigeant; et d’avoir des joueurs plus gros, surtout à la position de défenseur, ça peut faire une différence», explique Gilles Bouchard.
Le choix de deuxième ronde des Ducks d’Anaheim se battra vraisemblablement pour les derniers postes disponibles à la ligne bleue de la sélection nationale.
«Il est impliqué physiquement, est bon avec son bâton et est très efficace en désavantage numérique. C’est un gars de rôle et un gros bonhomme», ajoute Bouchard.
Rôle potentiel avec ÉCJ: défenseur défensif no 5 ou 6
Markus Vidicek
Centre
Mooseheads d’Halifax

Vidicek est le joueur de centre du meilleur trio de la LHJMQ, complété par Jordan Dumais et Mathieu Cataford. Le natif de Kirkland n’est pas le plus gros (5 pi, 10 po et 162 lb), mais il se démarque par sa vitesse et sa créativité offensive, note Gilles Bouchard.
«C’est un joueur qui est capable de créer des choses offensivement. Dans notre ligue, il est continuellement une menace offensive.»
S’il désire se tailler une place avec ÉCJ, Vidicek devra vraisemblablement démontrer qu’il peut aussi être une menace avec sa fougue, puisque plusieurs joueurs offensifs de très haut niveau seront présents au camp. Il pourrait prendre exemple sur le rôle qu’a joué Zach Dean, l’an dernier.
Rôle potentiel avec ÉCJ: attaquant de profondeur