Combattre le monstre à deux têtes


Dave Lévesque
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SUNRISE | Quand les Oilers ont besoin de créer une étincelle offensive, ils ont l’option de réunir deux des meilleurs attaquants de la LNH.
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On parle ici du monstre à deux têtes formé de Connor McDavid et Leon Draisaitl. Le premier domine les marqueurs en séries avec 31 points en 19 matchs de séries et le second en a 28, ce qui le place au deuxième rang. Samedi, Kris Knoblauch les a réunis en fin de deuxième période et ils ont aussi joué ensemble au troisième engagement.
«Quand je voulais les réunir en début de saison, il y avait plus de communication, a expliqué l’entraîneur-chef Kris Knoblauch. Maintenant, je crois qu’ils ont une bonne compréhension des situations et qu’ils savent quand ils vont se retrouver ensemble.»
«Nous n’avions pas encore marqué et il n’y a pas de meilleure façon d’obtenir ce premier but qu’en les faisant jouer ensemble parce qu’ils ont montré qu’ils pouvaient le faire si souvent.»
Pas si pire
L’entraîneur-chef des Panthers de la Floride, Paul Maurice, reconnaît que leur réunion le force à faire des ajustements mineurs, mais pas autant qu’on serait porté à le croire.
«Ce n’est pas si pire et à ce moment-là, aucun des deux ne se retrouve sur un autre trio et nous pouvons aussi modifier nos trios. En fin de match, nous avions [Eetu] Luostarinen à l’aile gauche en compagnie de [Aleksander] Barkov et [Sam] Reinhart, ils sont bons pour contenir ce genre de joueurs.»
Maurice en a d’ailleurs profité pour rappeler que malgré ses grandes qualités défensives, Barkov n’apporte pas que ça à son équipe.
«Je ne le vois pas comme un centre qui ferme le jeu parce qu’il ne saute pas sur la glace en ayant ça en tête. Il pense d’abord au jeu défensif d’équipe. C’est aussi un attaquant dynamique et talentueux. Il porte le poids de devoir remplir ces deux rôles.»
Polyvalence
Autant Connor McDavid est la locomotive de l’équipe, autant Leon Draisaitl est l’homme à tout faire de Kris Knoblauch parce qu’il peut changer continuellement de partenaire et rendre ses coéquipiers meilleurs.
«Si vous faites le tour de la ligue, c’est probablement le joueur qui a eu le plus de partenaires différents et il est très flexible en ce sens. Les gars qui jouent avec lui parviennent à élever leur jeu, c’est une occasion pour eux de montrer ce qu’ils peuvent faire parce que quand tu as la chance de jouer avec lui, tu veux rester là.»
Paul Maurice a fait les gros yeux quand un collègue lui a demandé s’il était surpris.
«Vous n’avez pas besoin de moi pour répondre à cette question et je le dis respectueusement. Je crois que vous êtes désensibilisés au talent de Draisaitl et McDavid et je pense que je sais pourquoi. Vous les voyez chaque soir, ils sont dynamiques et spéciaux et ça devient habituel au point où vous vous demandez pourquoi ce n’est pas comme ça à chaque présence.»