Combat contre Arslanbek Makhmudov: Tyson Fury fait son cirque
Il sort de la retraite avec éclat


Dave Lévesque
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Arslanbek Makhmudov ne peut pas rêver d’une plus grosse scène. Il se battra contre Tyson Fury en avril et le coup d’envoi a été donné lundi matin.
Le gala entre les deux poids lourds sera présenté au Tottenham Hotspur Stadium de Londres et sera diffusé en direct sur Netflix. On s’attend à ce que 70 000 spectateurs soient sur place le 11 avril pour y assister en personne.
Lundi matin, c’était la conférence de presse qui lançait l’événement et Tyson Fury, fidèle à son habitude, a fait les choses en grand. Il est reconnu pour sa flamboyance et pour être fort en gueule. Il voulait marquer le coup, puisque c’est son grand retour. Il avait pris sa retraite en janvier 2025 après avoir subi deux revers contre Oleksandr Usyk, puis il a décidé que la boxe lui manquait.
Il s’est présenté sur scène avec un élégant complet sur mesure au dos duquel on voyait des lignes rappelant celles du métro de Londres et dont les couleurs évoquaient celles de Netflix. Sa cravate, turquoise, était ornée du gros «N» rouge du diffuseur américain, tout comme ses mules noires.
La boxe est plate
Fidèle à sa réputation, l’Anglais de 37 ans y est allé d’une envolée verbale quand le maître de cérémonie lui a demandé d’expliquer pourquoi il avait décidé de remonter dans le ring.
«C’est une question très intéressante et il n’y a qu’une réponse: c’est parce que je veux rendre la boxe géniale à nouveau [make boxing great again]. Depuis ma retraite, la boxe est sur une pente descendante, c’est plutôt ennuyeux. La boxe est au mieux quand Tyson Fury se bat et ce n’est pas moi qui le dis, c’est ChatGPT.
«J’apporte un cirque, un entourage, des caméras. J’aimais la retraite, j’ai fait un documentaire sur ma vie, j’ai voyagé à travers le monde avec ma famille, mais il vient un moment où tu veux retourner au travail.»
Pendant que Fury faisait ses simagrées, Makhmudov était stoïque avec son visage de plâtre habituel, se permettant même de bâiller par lassitude. Il aura fallu la photo officielle, à la toute fin, pour qu’il ait une autre émotion. S’amusant avec le surnom de Makhmudov [le Lion], Fury a fait mine de rugir et de sortir les griffes. Le Russe a ri de bon cœur.
«C’est un spectacle, mais il y a une ligne à ne pas franchir. Ça se fait dans le respect et c’est important», a-t-il mentionné après coup.
Un rêve
Pour Makhmudov, c’est une occasion inespérée de se mettre au-devant de la scène et sans doute aussi de faire un bon coup d’argent même si les bourses sont tenues secrètes.
«C’est un combat de rêve, j’ai pourchassé mes rêves toute ma vie. Quand j’avais neuf ans, mes parents et mes oncles m’ont dit que je serais champion du monde. J’entends atteindre ce but le 11 avril.»
D’ailleurs, pour Makhmudov, monter dans le ring avec Fury, ça sera un peu comme affronter une idole. Il a récemment partagé une photo de lui prise avec Fury il y a près de dix ans.
«Je n’étais pas encore professionnel, il était déjà champion du monde, c’est une légende et un gros nom de la boxe. Mais je suis ici pour écrire ma propre histoire», a soutenu celui qui s’entraîne à Montréal depuis quelques années.