Cole Caufield souffle dans le cou de Nathan MacKinnon: le trophée Maurice-Richard à portée de main

Jonathan Bernier
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Lorsque Cole Caufield a atteint le plateau de 40 buts en marquant, en prolongation, face aux Bruins, on s’est immédiatement mis à l’imaginer atteindre la mythique marque de 50.
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À ce moment, une simple règle de trois indiquait qu’il arriverait peut-être un peu à court. Évidemment, on ne pouvait prévoir que, deux matchs plus tard, il enregistrerait son deuxième tour du chapeau de la saison.

Il faut dire que ce n’est pas le type d’exploit qu’on a vu souvent depuis que le Canadien est déménagé au Centre Bell. Ils étaient seulement quatre avant lui : Vincent Damphousse, Brian Savage, Mike Cammalleri et Max Pacioretty.
Voici donc le numéro 13 à seulement sept buts de rejoindre Maurice Richard, Bernard Geoffrion, Guy Lafleur, Steve Shutt, Pierre Larouche et Stéphane Richer.
Sept buts en 13 matchs, ça représente pratiquement un but tous les deux matchs. Ce qui est tout à fait dans les cordes de l’Américain. Surtout si l’on s’attarde à son rendement depuis le 15 janvier.
En 21 rencontres depuis cette date, il a marqué 22 buts. Au cours de cette séquence, il a passé deux matchs de suite sans faire bouger les cordages à seulement deux occasions.
Tout est possible
En plus de réaliser un exploit qu’on n’a pas vu à Montréal depuis Richer en 1989-1990, Caufield pourrait graver son nom sur le trophée Maurice-Richard, remis au meilleur buteur de la saison.
Voilà quelque chose qui n’est jamais passé proche d’arriver depuis la naissance de cet honneur en 1999. À l’heure où l’on se parle, il n’en accuse que deux de retard sur les 45 de Nathan MacKinnon. Donc, tout est possible.
En l’espace de cinq saisons, Caufield aura vu sa production passer de 23 buts à plus de 40. Une progression remarquable. Tout ça en se faisant mettre des bâtons dans les roues par chaque adversaire.
« La majorité des soirs, il fait face à de difficiles confrontations, a rappelé Martin St-Louis samedi soir. Pas seulement au niveau des attaquants, mais également du côté des défenseurs. »
L’équipe en premier
Pour contrer cette opposition, le temps de possession de rondelle devient primordial. La meilleure façon d’y parvenir, c’est de s’impliquer dans sa récupération en travaillant en territoire défensif plutôt que d’attendre passivement à la ligne bleue.
« Il a acheté ce dont on lui parle depuis quatre ans, a souligné l’entraîneur-chef du Canadien. Quand tu comprends ça, tu as plus d’occasions de marquer parce que tu aides ton équipe à avoir la rondelle plus souvent. »
D’ailleurs, St-Louis n’est pas surpris que Caufield ait accepté d’embarquer dans ce concept.
« Ce qui m’impressionne le plus de lui, c’est qu’il fait toujours passer l’équipe en premier. Il célèbre chaque but, chaque jeu défensif de ses coéquipiers. C’est ce qu’il y a de plus important à ses yeux. »