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Cole Caufield n'a pas réussi à marquer son 50e filet : Le but a plané au-dessus de la tête du Canadien

À son sixième match en neuf soirs, le Canadien a manqué d'essence pour jouer son meilleur hockey

Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2026-04-06T04:00:00Z

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Même si Cole Caufield n’a pas inscrit son 50e but dimanche, c’est tout de même ça qui a retenu l’attention dans la défaite de 3 à 0 subie contre les Devils. 

Avant même que la rencontre commence, l’atmosphère était électrique. Les partisans avaient des affiches. Un couple avait même amené des ballons formant le chiffre 50. Lors des premières présences du numéro 13 sur la patinoire, la foule devenait fébrile et criait quand il touchait à la rondelle.

Le hic, c’est que cette fébrilité s’est aussi fait sentir chez ses coéquipiers, comme si tout le monde voulait lui donner la rondelle pour qu’il devienne le premier joueur du Canadien depuis Stéphane Richer en 1989-1990 à atteindre le plateau des 50 filets.

Le Tricolore a été incapable de marquer sur ses quatre supériorités numériques parce qu’on jouait avec trop d’empressement et que l’exécution faisait défaut. Le Canadien n’a obtenu que quatre tirs au but lors de ces huit minutes passées avec un homme en plus.

Ça n’a pas été mieux à cinq contre cinq pour le trio de Nick Suzuki, Juraj Slafkovsky et Caufield puisque Suzuki n’a cadré aucun tir tandis que ses deux partenaires n’ont réussi que deux tirs au but chacun. Selon Natural Stat Trick, les Devils ont obtenu quatre occasions dangereuses face au premier trio du Canadien qui n’en a eu aucune.

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On a senti une certaine nervosité chez Caufield, notamment en troisième période quand il a pu décocher deux tirs sur réception du cercle gauche en peu de temps et que la rondelle s’est retrouvée dans la baie vitrée chaque fois.

Séquence freinée

Rien n’est éternel, sauf peut-être les diamants. On ne pouvait donc pas s’attendre à ce que la séquence de victoire du Canadien s’étire encore bien longtemps.

Elle s’est arrêtée à huit victoires d’affilée et ce n’est pas parce que Jacob Markstrom a été assez étincelant pour obtenir son premier jeu blanc depuis le 11 février 2018. C’est surtout parce que le Canadien en avait une mauvaise dans le système.

Pratiquement rien n’a fonctionné pour les hommes en rouge, ce qui a rendu la soirée de ceux en blanc pas mal plus facile.

Le Canadien peut parfois connaître des moments où l’exécution y est moins, mais il est très rare que ça dure tout un match. C’est cependant ce qui s’est passé contre les Diablotins.

Officiellement qualifié pour les séries quelques heures plus tôt après la défaite des Red Wings en après-midi, le Canadien n’a pas été en mesure de rejoindre le Lightning en tête de la division Atlantique et demeure deux points derrière Tampa qui a 102 points.

Dur retour

C’est sans doute un cliché, mais une équipe qui revient à la maison après un long voyage a souvent tendance à connaître un match de retour difficile. C’est peut-être un cliché, mais les clichés existent pour une raison.

Le Canadien ne l’a vraiment pas eu facile par ce dimanche soir pascal où tout est rapidement tombé à plat après un avant-match électrisant nourri par une foule qui vivait de l’espoir de voir Cole Caufield inscrire son nom dans le livre d’histoire de l’équipe.

Le Tricolore a plutôt joué comme une équipe qui disputait un sixième match en neuf soirs dans un sixième aréna différent. Tout a semblé compliqué dès le début de la rencontre.

Même si les Devils jouaient pour leur part une troisième partie en quatre jours, ils ont paru nettement plus énergiques que les hommes de Martin St-Louis. L’exécution des Montréalais a été pénible pas mal toute la soirée et il y a eu très peu de menaces sur Jacob Markstrom qui n’a reçu que quatre tirs dans chacune des deux premières périodes.

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