Cole Caufield est toujours bloqué à un seul but depuis le début des séries éliminatoires: «Je m’attends à plus de moi-même et mes coéquipiers aussi»

Jonathan Bernier
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BUFFALO | Le Canadien a maintenant huit matchs de séries éliminatoires au compteur. Cole Caufield, le meilleur buteur du CH de la saison régulière et premier joueur de l’organisation à atteindre le plateau des 50 buts en 26 ans, est toujours bloqué à un seul but.
Un but inscrit en supériorité numérique dans la quatrième confrontation contre le Lightning, faut-il le rappeler.
Comme le dirait sans doute un ancien entraîneur-chef du Canadien, ça ne prend pas la tête à Bobino pour comprendre qu’il faudra une plus grande contribution offensive de sa part si le Canadien veut continuer de jouer au hockey pendant un autre mois et demi.

« Mon jeu n’est pas au niveau où j’aimerais qu’il soit, a reconnu l’attaquant après l’entraînement de jeudi. Je m’attends à plus de moi-même et mes coéquipiers aussi. Je veux m’améliorer chaque match et faire une différence. »
Il y a peut-être de l’espoir. C’était la première fois depuis le matin du sixième match contre le Lightning que Caufield était rendu disponible aux médias. Ce soir-là, même s’il n’avait pas touché la cible, il avait livré sa meilleure performance du printemps.
Il avait mis Andrei Vasilevskiy à l’épreuve à quatre occasions, en plus de tenter quatre autres tirs vers le filet floridien.
« La confiance est encore là et le niveau de positivité dans le vestiaire est encore élevé, a-t-il soutenu. Dans cette ligue, quand tu perds confiance, c’est là que les problèmes commencent. »
Faire autre chose
La situation dans laquelle il se trouve n’est pas sans rappeler la petite sécheresse qu’il a connue alors qu’il ne lui manquait qu’un seul but pour atteindre le mythique plateau. Il lui avait fallu quatre matchs pour l’inscrire.
« La chasse est différente. Cette fois, on chasse les victoires. C’est ce qu’il y a de plus important, a lancé le numéro 13. On a gagné une grosse série la semaine dernière et, présentement, on perd seulement 1 à 0. »
« Évidemment, ça ferait du bien de marquer un but et d’aider l’équipe à nouveau de cette façon, a-t-il reconnu, quelques instants plus tard. Mais je veux simplement gagner des matchs de hockey et faire tout ce qu’il faut pour y parvenir. »
En attendant de retrouver sa superbe autour du filet adverse, Caufield s’efforce de s’appliquer sur d’autres détails du jeu.
« C’est impossible de marquer à chaque match. Alors, dans ce temps-là, j’essaie de faire une différence en faisant autre chose : en gagnant des batailles [pour la rondelle], en essayant d’être créatif et en travaillant plus fort dans notre propre territoire », a-t-il énuméré.
Jouer avec la rondelle
Dans le vestiaire du Canadien, on ne semble pas trop s’inquiéter de cette léthargie.
« C’est le moindre de mes soucis, a indiqué Noah Dobson, avec le ton calme qu’on lui connaît. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’il ne recommence à remplir le filet. »
Ce qui semble également encourageant, c’est que le style préconisé par les Sabres offre beaucoup plus d’oxygène que celui qui a étouffé les gros canons de l’équipe face au Lightning.
« Il y avait plus d’espace sur la glace, hier [mercredi]. J’ai l’impression que nous avons généré beaucoup plus de choses en zone adverse, a mentionné l’Américain. Nos présences dans le territoire offensif étaient plus longues. Il y a quelque chose à bâtir là-dessus. »
Martin St-Louis avait déjà fait état de cette observation immédiatement après la rencontre, mais il a tenu à y revenir pour expliquer qu’il avait encore foi en son franc-tireur.
« On a joué plus souvent avec la rondelle et avec de l’espace. Ça faisait au moins deux semaines qu’on n’avait pas eu ça, a indiqué l’entraîneur-chef du Canadien. Je suis confiant qu’on va s’améliorer de ce côté et je suis confiant que Cole va faire partie de cette amélioration. »
C’est la grâce qu’on leur souhaite.