Cole Caufield a une crotte sur le cœur, selon Mike Matheson
Martin St-Louis juge que la LNH a beaucoup changé entre son époque et celle où son attaquant y est entré

Dave Lévesque
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Cole Caufield a enclenché la deuxième vitesse depuis le début de 2026 et le voilà avec 24 buts marqués dans les 29 dernières rencontres.
Son tour du chapeau de samedi contre les Islanders lui a permis d’atteindre la marque des 43 filets cette saison et s’il maintient son rythme, il devrait être en mesure d’atteindre le plateau des 50, ce qu’on n’a pas vu à Montréal depuis les 51 buts de Stéphane Richer en 1989-1990.
« Cole est affamé, il veut faire les bonnes choses et gagner les batailles, a souligné son partenaire de trio Nick Suzuki. C’est un gars intelligent qui joue de façon énorme. En ce moment, c’est vraiment agréable de jouer avec lui.
« Tout le monde savait qu’il était un marqueur. Samedi, il obtient un tour du chapeau, mais il réalise aussi deux jeux incroyables [qui mènent à des buts]. Il a compris comment tout faire et ça le rend très dangereux. »
Crotte sur le cœur
Avec ses 5 pi, 8 po et 174 lb, ce n’était pas gagné d’avance pour l’attaquant américain puisque ce n’est jamais facile pour les petits joueurs, et Mike Matheson estime que ça paraît dans son jeu.
« Il a une petite crotte sur le cœur [chip on his shoulder, en anglais], mais il y a aussi le fait qu’il n’a pas besoin de beaucoup d’espace pour lancer la rondelle. Il est très, très vite. Son changement de direction le rend vraiment difficile à affronter. »
Martin St-Louis présentait le même gabarit que celui de Caufield lorsqu’il jouait, à une livre près. Il estime que son attaquant a toutefois l’avantage d’être arrivé dans une LNH bien différente.
« Quand tu es repêché en première ronde, je ne pense pas que tu as ce complexe-là. Il essaie de se prouver comme joueur de hockey. Quand il est entré dans la ligue, c’était un marqueur de buts, il essaie de montrer qu’il peut en marquer dans la ligue la plus difficile.
« Les petits joueurs, dans mon temps, ils ne voulaient pas juste montrer qu’ils étaient capables de marquer dans la ligue la plus difficile, ils voulaient aussi montrer qu’ils étaient capables de jouer dans la ligue la plus difficile. Ce sont des contextes totalement différents. »