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Coincé sous les bombardements au Qatar, un couple de Québécois passe la nuit dans le sous-sol de son hôtel

Amélie Robert et Michael Lemieux ont eu trop peur de dormir dans leur chambre après une journée à entendre les bombardements iraniens

Amélie Robert et Michael Lemieux ont passé la nuit dans ce sous-sol d’un hôtel de Doha où ils sont coincés.
Amélie Robert et Michael Lemieux ont passé la nuit dans ce sous-sol d’un hôtel de Doha où ils sont coincés. PHOTO FOURNIE PAR AMÉLIE ROBERT
Photo portrait de Olivier Faucher

Olivier Faucher

2026-03-01T21:37:11Z

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Un couple de Québécois en escale au Qatar a dormi dans le sous-sol de son hôtel cinq étoiles par crainte des bombardements iraniens, depuis qu’il est coincé dans ce pays à cause de la fermeture de l’espace aérien.

« J’ai pleuré beaucoup dans la journée. C’est complètement déstabilisant comme situation », confie Amélie Robert.

Celle-ci et son conjoint, Michael Lemieux, étaient de passage à Doha, capitale du Qatar, entre les deux vols de retour avec Qatar Airways de leur voyage en Thaïlande, samedi.

Ils étaient loin de se douter que leur escale allait être aussi perturbée par l’éclatement d’un conflit en Iran, situé à moins de 200 kilomètres de l’autre côté du golfe Persique.

« Samedi, c’était vraiment une très belle matinée. On est allé dans le désert, on a monté sur des dromadaires. Mais quand on est revenu à l’hôtel, on a reçu des alertes sur nos téléphones comme quoi il fallait se mettre à l’abri parce qu’il allait y avoir des attaques potentielles », a expliqué Mme Robert.

Amélie Robert et Michael Lemieux sur des dromadaires samedi matin, au Qatar, peu de temps avant le début des bombardements de la riposte iranienne.
Amélie Robert et Michael Lemieux sur des dromadaires samedi matin, au Qatar, peu de temps avant le début des bombardements de la riposte iranienne. PHOTO FOURNIE PAR AMÉLIE ROBERT

Confiné dans son hôtel, le couple a passé le reste de la journée à entendre des détonations, quand l’Iran ripostait contre des attaques sur son territoire en bombardant les pays du Golfe. Doha accueille d’ailleurs la plus grande base militaire américaine de la région.

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Une colonne de fumée à Doha, samedi, après les bombardements iraniens qui ont fait huit blessés au Qatar.
Une colonne de fumée à Doha, samedi, après les bombardements iraniens qui ont fait huit blessés au Qatar. AFP

Selon l’AFP, des responsables du Qatar ont indiqué que l’Iran avait tiré 65 missiles et 12 drones en direction du pays, dont la plupart ont été interceptés, mais que huit personnes avaient été blessées, dont une, grièvement.

Les autorités ont ainsi fermé l’espace aérien, provoquant l’annulation de nombreux vols, dont celui d’Amélie et Michael.

« Les gens ici sont un peu habitués parce qu’il y a eu d’autres escalades avec l’Iran, mais ce n’est pas quelque chose qu’on est habitué d’entendre comme Canadiens, donc ça fait assez peur sur le coup », souligne Mme Robert.

Nuit dans le sous-sol

L’hôtel cinq étoiles où séjournait le couple a aménagé un abri avec des lits de camp dans son sous-sol si la situation devenait trop dangereuse.

Même si cette dernière était assez sécuritaire pour que tout le monde dorme dans sa chambre, Amélie et Michael ont insisté pour passer la nuit de samedi à dimanche dans cet abri.

« On n’était pas certain de se sentir en sécurité. On est un petit peu plus frileux », poursuit Mme Robert, soulignant qu’elle dormira dans sa chambre la nuit prochaine.

Le couple a été incapable d’obtenir des informations de Qatar Airways sur le report de son vol et a lui-même acheté de nouveaux billets d’avion pour le 3 mars. Les autorités qatariennes doivent donner une mise à jour sur une réouverture éventuelle de l’espace aérien lundi matin.

Amélie Robert ne se dit pas impressionnée par l’accompagnement offert jusqu’ici par le gouvernement canadien.

« On veut un plan de match pour les ressortissants. On a parlé à des gens de la Croatie, et eux, le gouvernement leur a écrit, les a mis dans un groupe WhatsApp et va leur donner des indications. Ce serait bien d’être rassuré et de savoir que quelque chose va être mis en place », conclut-elle.

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