Pendant une décennie complète, de 2007 à 2017, Claude Julien a vu Patrice Bergeron éclore sous ses yeux et devenir le maître du jeu défensif que l’on a connu.
Que Jeremy Jacobs, le propriétaire des Bruins, ait qualifié le Québécois de « meilleurs attaquants défensifs de l’histoire de la ligue » ne le surprend pas. Il est même d’accord.

« Si ce n’est pas le cas, il n’est pas loin. Avec tout ce qu’il a accompli et gagné, Patrice mérite assurément toute cette reconnaissance », a indiqué l’ancien entraîneur-chef des Bruins et du Canadien, lorsque joint par le Journal.
« Il a laissé un impact non seulement sur les Bruins, mais sur la ligue au complet, a-t-il poursuivi. Même quand j’étais à St-Louis, les joueurs parlaient de l’effet Bergeron. »
Et Bergeron avait déjà pris sa retraite. D’ailleurs, à Montréal, combien de fois avons-nous entendu Nick Suzuki affirmer qu’il aimerait ressembler à Bergeron. Cette année, il a fait un pas en ce sens en remportant le premier trophée Selke de sa carrière.
L’appui des vétérans
Cet aspect de son jeu, le numéro 37 a pris un soin maladif à le façonner. Julien rappelle que la saison précédant son arrivée à la barre des Bruins, Bergeron avait terminé la campagne avec un différentiel de -28. Sa seule saison sous le point de congélation.
« Ça avait été difficile défensivement. Tout de suite, il a voulu s’améliorer, a raconté Julien. Il avait le potentiel de le faire et il a eu la chance d’être entouré de vétérans à qui ça tenait à cœur. »
Le Franco-Ontarien énumère la présence Zdeno Chara, de Mark Recchi, de Chris Kelly et d’Andrew Ference. En plus de l’aider sur le plan défensif, ces vétérans lui ont montré la voie à suivre pour devenir le leader qui allait faire de lui, un jour, le capitaine des Bruins.
« Ça lui a donné confiance et ça l’a aidé dans ces aspects-là, mais il avait quand même ça en lui, a soutenu Julien. Quand tu réussis à te tailler un poste dans la LNH à 18 ans, c’est parce que tu as du caractère. »

