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Classement serré dans l’Association de l’Est: le Canadien saura-t-il soutenir la pression?

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2026-01-11T18:01:00Z
2026-01-11T20:30:00Z

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C’est fou à quel point le classement est serré dans l’Association de l’Est. Après les matchs de samedi, seulement cinq points séparaient le Tricolore d’une exclusion des séries. Pourtant, il venait de tenter d’obtenir l’exclusivité du premier rang de sa division.

«On joue bien et, pourtant, on ne s’est même pas séparés [du peloton], a mentionné Kaiden Guhle quelques heures avant d’officialiser son retour au jeu. Ça fait en sorte que tous les matchs sont importants.»

Effectivement, la moindre baisse de régime pourrait être fatale dans ce contingent de 16 équipes au sein duquel une seule affiche un rendement inférieur à ,500, comparativement à quatre dans l’Ouest.

Photo MARTIN CHEVALIER
Photo MARTIN CHEVALIER

Il faudra avoir les reins solides pour résister à ce niveau de pression. D’autant plus que, dorénavant, les Montréalais sont attendus de pied ferme. Mike Matheson est persuadé que ses coéquipiers et lui ont ce qu’il faut pour l’affronter.

«Dans le dernier droit de la saison, l’an dernier, on a fait un bon travail de ce côté. Personne ne nous donnait une chance de faire les séries et, pourtant, on a réussi, a-t-il rappelé lors d’un court entretien avec l’auteur de ces lignes. On a compris qu’il ne fallait pas trop regarder ce qu’il se passe autour et que notre travail, c’est d’apporter le plus qu’on peut à chaque match.»

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Une couche de plus

D’ailleurs, le Canadien semble être devenu spécialiste dans l’art de déjouer les pronostics.

Peu de gens avaient prédit en début de saison que les Red Wings et le Canadien s’affronteraient pour la tête de la division Atlantique un soir du mois de janvier. C’est pourtant ce à quoi on a eu droit, samedi, au Centre Bell.

«C’est pour ça qu’on joue les matchs», a lancé Martin St-Louis en boutade lorsque Le Journal lui a passé la remarque.

«Je crois que c’est attribuable à notre attitude depuis le début de la saison. Ça découle de notre camp d’entraînement, de notre fin de saison, l’an passé, a-t-il enchaîné, plus sérieusement. On continue d’évoluer comme équipe et nos standards sont très élevés.»

Les standards n’ont possiblement pas beaucoup changé depuis l’entrée en scène du Lavallois, il y a près de quatre ans. C’est surtout la maturité et les saisons d’expérience de ses ouailles qui leur permettent de les rencontrer beaucoup plus fréquemment.

«On a trouvé des façons de jouer des matchs solides, même quand les émotions ne sont pas très hautes. Tu sais, quand c’est le match 32 ou 43 et qu’on est loin du sprint final excitant», a expliqué Matheson.

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«Je crois également que cette année, on a trouvé une autre couche à notre jeu, a poursuivi le défenseur. On peut tenir tête à n’importe quelle équipe quand on a notre A game. Avant, ce qui nous manquait, c’est un peu de qualité dans notre B game. On tombait trop vite à C et D.»

La patience sera de mise

Cette couche supplémentaire, les joueurs du Tricolore l’ont trouvée dans la patience et en demeurant sûrs que les occasions vont finir par se présenter sans obligatoirement avoir besoin de les provoquer en prenant des décisions risquées. Ce fameux «jouer la game en avant de nous» que St-Louis aime bien répéter.

«On a développé beaucoup de maturité de ce côté. On ne se tire plus dans le pied, a soutenu l’entraîneur-chef du Canadien. On a confiance qu’on est capables de lancer des rondelles profondément en territoire adverse et de les récupérer.»

Voilà qui est de bon augure, puisqu’on entre dans une période de la saison où l’espace et le temps de réaction se feront de plus en plus rares. Pas de temps pour la dentelle et les tricots.

La patience sera donc de mise, car les revirements, dans une course aussi serrée que celle dans laquelle est impliqué le Canadien, comme toutes les formations de l’Association de l’Est, pourraient coûter cher.

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