Cinq raisons d’être optimiste pour le Canada

Étienne Bouchard
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Certains observateurs doutent que le Canada puisse vaincre les États-Unis en finale de la Confrontation des 4 nations jeudi à Boston, mais les partisans de l’unifolié les plus positifs peuvent trouver des motifs pour espérer le contraire.
Battue 3 à 1 par ses rivaux samedi au Centre Bell, l’équipe de la feuille d’érable peut se venger au moment décisif. Si des journalistes et les preneurs aux livres favorisent encore les Américains pour rafler les grands honneurs, il reste que le tout se joue sur la glace, comme le dit si bien le cliché.
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Or, voici cinq raisons permettant de croire aux chances du Canada de triompher en territoire ennemi.

Crosby sait gagner le gros match, contrairement à Matthews
Les curriculum vitae des deux capitaines en présence sont aux antipodes, du moins, en ce qui concerne les parties de très haute importance. Chez les Canadiens, Sidney Crosby a fait sa renommée durant ce type de rencontre sans lendemain. Il compte trois coupes Stanley, ayant notamment gagné le septième match de la finale de 2009 avec les Penguins de Pittsburgh. Sur la scène internationale, il compte entre autres deux médailles d’or olympiques, lui qui a inscrit le but vainqueur en prolongation de la finale en 2010 face aux Américains.
C’est plus modeste du côté de Matthews, qui n’a jamais dépassé le deuxième tour éliminatoire dans la Ligue nationale et dont l’équipe, les Maple Leafs de Toronto, a été largement critiquée pour ses insuccès. Il a toutefois gagné deux fois l’or au Mondial des moins de 18 ans.
Binnington a déjà gagné au bon moment, pas Hellebuyck
Toujours dans la catégorie des duels importants, Jordan Binnington a minimalement un avantage - psychologique, peut-être - sur son vis-à-vis américain Connor Hellebuyck : il a gagné une coupe Stanley. Avec les Blues de St. Louis en juin 2019, il a soulevé le trophée à la suite d’un gain au TD Garden, l’endroit même où se déroulera la finale de jeudi. Ce serait donc une parfaite coïncidence pour cet ancien portier des Bruins de Providence (Ligue américaine) s’il décrochait un autre titre dans l’édifice.
À l’opposé de Binnington qui connaît des hauts et des bas devant le filet cette année, Hellebuyck est solide comme le roc. Toutefois, encore en asymétrie avec son rival, il ne connaît pas habituellement de grandes soirées quand ça compte pour de vrai. Les deux dernières années éliminatoires le prouvent : taux d’efficacité de ,886 et de ,870 en 2022-2023 et 2023-2024, respectivement. L’an passé, sa moyenne de buts alloués fut de 5,23.
En meilleure forme
L’histoire est connue depuis quelques jours. L’infirmerie américaine a été achalandée. Charlie McAvoy ne jouera pas et les autres défenseurs pourraient éprouver de la difficulté à le faire oublier, tandis que Matthews et les frères Brady et Matthew Tkachuk ne seront pas nécessairement à leur mieux physiquement. Ce sera aux visiteurs d’en profiter en misant sur l’aspect physique pour fatiguer leurs rivaux.

Un habitué des victoires
Derrière le banc canadien, l’entraîneur-chef Jon Cooper connaît la recette du succès. Après tout, il est question ici d’un homme ayant guidé le Lightning de Tampa Bay vers deux coupes Stanley d’affilée (2020 et 2021) et à trois présences consécutives en finale. Il n’a rien à envier à son adversaire Mike Sullivan, un autre gagnant du saladier d’argent. De 2020 à 2022, Cooper a remporté deux parties numéro 7, dont une aux dépens de Matthews et des Maple Leafs.
Équipe motivée et affamée
Toute formation comptant sur Crosby et Connor McDavid, qui est toujours amer à l’égard de sa défaite dans le septième match de la finale de la Coupe Stanley 2024, est motivée à gagner. Et McDavid a faim de victoires, comme il l’a déjà montré dans le vestiaire des Oilers d’Edmonton. Plusieurs s’attendent donc à les voir guider leurs coéquipiers avec des discours rassembleurs.
Et évidemment, les joueurs canadiens ont d’autres sources de motivation. Il leur suffit de regarder en direction de la Maison-Blanche et du président américain Donald Trump. Ils ont aussi l’occasion de remettre à leurs rivaux la monnaie de leur pièce à la suite d’un duel mouvementé cinq jours auparavant. Enfin, le passé joue en faveur du Canada, qui a vaincu deux fois les États-Unis en finale d’une compétition prestigieuse depuis le début du siècle, à savoir les Jeux olympiques : en 2002 à Salt Lake City et en 2010 à Vancouver.