Cinq points en deux matchs ce week-end: Slafkovsky peut dominer quand il est en contrôle
Il a été réuni avec Nick Suzuki et Cole Caufield au sein du premier trio

Dave Lévesque
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Juraj Slafkovsky a connu un week-end du tonnerre en étant réuni avec Nick Suzuki et Cole Caufield sur le premier trio et il a été l’artisan de son succès.
Le gros ailier a connu un match de deux points à Anaheim vendredi et un autre de trois points à Los Angeles le lendemain dans lequel il a inscrit deux buts qui ont chaque fois permis à l’équipe de revenir de l’arrière pour créer l’égalité.
Il a beaucoup été question de ce qui semblait être une volonté apparente de sa part de prendre le contrôle du match. Il a d’ailleurs été étonné qu’on parle autant de contrôle quand il a pourtant tous les attributs pour le faire avec son gros gabarit, son Q.I. hockey élevé et ses aptitudes avec et sans la rondelle.
« Tout le monde voulait prendre le contrôle de ce match, a-t-il tempéré. C’était moi samedi, mais nous avons plein de gars qui peuvent le faire et ça pourrait être quelqu’un d’autre mardi.
Dur retour
Il laisse sa modestie habituelle de côté un instant pour expliquer ce qui lui permet de connaître du succès.
« Ça commence en prenant de bonnes décisions avec la rondelle, en bougeant mes pieds pour me démarquer et tirer pour foncer au filet. C’est facile à dire, mais je sens que je le fais mieux. »
Celui qui aura seulement 22 ans dans trois semaines admet que son retour des Jeux olympiques n’a pas été de tout repos même s’il a obtenu des points dans quatre de cinq matchs depuis pour un total de deux buts et cinq passes.
« Le retour a été rapide. Dans les premiers matchs, je ne me sentais pas dans le coup, j’essayais de me remettre dedans en faisant de mon mieux. Ce n’était pas aussi bon que je l’aurais souhaité, mais ça s’est replacé. »
Plus à l’aise
Pour en revenir avec son retour au sein de la première unité après avoir joué dans un second trio en compagnie d’Ivan Demedov et Oliver Kapanen depuis la mi-novembre, Slafkovsky reconnaît que ce passage avec les deux recrues l’a aidé à prendre sa place.
« Je garde plus la rondelle. Avant, je voulais peut-être plus donner la rondelle alors que maintenant je peux être un peu plus égoïste, a-t-il blagué. Évidemment, s’ils sont mieux placés, je vais leur donner la rondelle. Je peux aussi attirer deux joueurs sur moi afin de dégager un coéquipier, ça peut aider. »
On lui fait remarquer que sur son premier but à Los Angeles, il a ramené la rondelle du fond du territoire des Kings jusqu’à l’enclave pour décocher un bon tir plutôt que de tenter une passe, ce qu’il aurait sans doute fait il y a quelques mois, il s’amuse et soutient qu’on analyse trop.
« Je n’ai vu personne d’ouvert même s’ils étaient près du filet. J’ai vu de l’espace dans l’enclave et je me suis dit que j’étais aussi bien de tirer et ç’a fonctionné. »
Martin St-Louis estime surtout que Slaf a joué de la bonne façon.
« Il a eu des moments offensifs dont il a profité. C’est le genre de joueurs qui est prêt pour ces occasions, mais elles ne viennent pas toujours. Espérer une occasion et la créer, ce n’est pas la même chose. Il a créé ses occasions. »