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Cinq joueurs autonomes sans compensation: un seul devrait rester à Montréal. Voici lequel.

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-10-24T23:00:00Z

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Faire le plein d’actifs, développer les jeunes, sortir le bois mort: trois étapes primordiales pour maximiser les chances de réussir sa reconstruction.

Haut la main, Kent Hughes et Jeff Gorton ont réussi la première. La deuxième est bien enclenchée et suit son cours. Un cours qui, à l’image d’une rivière, ne s’en ira pas en ligne droite. La direction du Canadien peut donc commencer à se pencher sur la troisième.

À la fin de la présente campagne, Joel Armia, Christian Dvorak, Jake Evans, Michael Pezzetta et David Savard deviendront joueurs autonomes sans compensation. Qu’adviendra-t-il d’eux? Le 1er juillet 2025, il risque de n’en rester qu’un seul.

David Savard

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

Avec les services qu’il rend au Tricolore par sa présence dans le vestiaire et son enseignement auprès des jeunes arrières de l’équipe, Savard ne répond pas à la définition de «bois mort». Mais à 34 ans, il commence à ralentir.

Cela dit, son expérience pourrait être bénéfique pour une équipe aspirant aux grands honneurs et en quête de profondeur en prévision d’un long et éreintant parcours éliminatoire. On croyait bien le voir partir à la date limite des transactions la saison dernière, mais son salaire de 3,5 M$ en a refroidi quelques-uns.

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Cette fois, il sera un candidat parfait au titre de joueur de location.

Joel Armia

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

Également à placer dans la catégorie joueur de location. Le Finlandais effectue du fichu de bon boulot défensivement. Sa vivacité d’esprit et l’efficacité de son bâton lui permettent de faire avorter bon nombre de jeux, que ce soit en zone offensive ou en territoire défensif.

C’est ce qui en fait l’un des hommes de confiance de Martin St-Louis en désavantage numérique. Il a également une bonne touche offensive lorsqu’il est en possession de la rondelle. Cependant, il gagne un peu cher (3,4 M$) pour sa contribution et il demeure énigmatique.

Un gros bonhomme, bon en récupération et protection de rondelle, fiable en désavantage numérique et capable de marquer à l’occasion. Pour trois mois et demi, il y aura des preneurs.

Christian Dvorak

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

Contrairement aux deux premiers, ça ne se bousculera pas aux portillons pour Christian Dvorak. L’Américain de 28 ans n’a jamais vraiment répondu aux attentes d’un attaquant qui commande un salaire de 4,5 M$. D’ailleurs, ça fait cher payé pour un centre de quatrième trio.

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Son début de saison est plutôt tiède. Martin St-Louis lui a donné la mission de tuer des punitions, mais avec un taux de succès de 30% lors des mises en jeu à court d’un homme, c’est un peu chaotique. Il a subi de sévères blessures à chacune des deux dernières campagnes qui ont nécessité des opérations.

En plus, il possède une clause de non-échange sur laquelle apparaît le nom de huit équipes. Il risque de terminer la saison à Montréal, mais partira sans doute au cours de l’été.

Michael Pezzetta

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

Le Torontois occupe le rôle de 13e attaquant pour des raisons logistiques. Le Canadien n’a pas à craindre que son développement stagne en le laissant sur la passerelle.

Il a de la fougue et de la détermination, mais ce n’est pas un joueur qui peut avoir un poste régulier dans la LNH. Dans un monde idéal, le 13e attaquant en est un qui peut offrir une compétition interne, à tout le moins, aux membres du quatrième trio.

Aucun attaquant du Canadien ne peut craindre de perdre sa place au profit de Pezzetta. Son avenir est assurément dans la Ligue américaine.

Jake Evans

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

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Ce qui nous amène à Jake Evans. Dans ce début de saison où le jeu défensif représente la principale lacune du Canadien, le centre de 28 ans est celui qui s’acquitte le mieux de sa tâche.

Jusqu’ici, derrière Nick Suzuki, il est probablement le meilleur centre de l’équipe. Évidemment, ça n’a pas de sens. Mais le fait que ses deux ailiers et lui ne cherchent pas à faire dans la dentelle le rend très efficace dans le style que veut préconiser St-Louis.

Le Canadien affiche l’un des meilleurs taux de succès en infériorité numérique (88,0%) et c’est surtout grâce à Evans.

Il est l’un de ceux qui ont le plus les succès de cette équipe à cœur. Sa petite montée de lait «on est tannés de perdre» de samedi le démontre bien.

Il est le prototype parfait d’un joueur de centre de quatrième, voire de troisième trio. Hughes doit s’assurer de le garder, quitte à lui offrir une légère augmentation de salaire.

Beaucoup de lest

Il faudra voir le salaire que commandera Evans et qui l’équipe obtiendra (en retour d’Armia et de Savard), mais en soustrayant celui des quatre autres joueurs autonomes sans compensation, Hughes se verra libérer d’un montant de 12,16 M$ sous le plafond salarial.

Une somme à laquelle il faudra ajouter les portions de salaire retenues (qui se terminent cette saison) dans la transaction de Jeff Petry (2,34 M$) et de Jake Allen (1,93 M$).

On parle donc d’une économie de 16,43 M$. Assez pour commencer à penser à ajouter des vétérans capables de faire une différence.

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