Cinq clés pour une victoire du Canadien à Toronto

Ian Gauthier
Partager
Pour une sixième saison de suite, le Canadien de Montréal amorce son calendrier régulier contre les Maple Leafs de Toronto.
Et comme ce fut le cas chaque fois, le Tricolore a une lourde commande sur les bras. Les Maple Leafs ont beau avoir perdu un marqueur de 100 points en Mitch Marner sans l’avoir vraiment remplacé, ils demeurent une formation redoutable.
• À lire aussi: «J’adore le regarder jouer»: Carey Price aime ce qu’il voit de Samuel Montembeault
• À lire aussi: Une Ligue de recrues: une première depuis 2019 dans la LNH
La bonne nouvelle du côté des Leafs, c’est que le capitaine de l’équipe, Auston Matthews, serait enfin en santé après une campagne 2024-2025 où il a été «limité» à 33 buts en 67 rencontres. Mais qui lui fournira les nombreuses passes savantes que Marner lui a offertes pendant neuf saisons? Il lui reste à espérer que le nouveau venu Matias Maccelli retrouvera la forme qui lui a permis d’obtenir 38 et 40 mentions d’aide lors des saisons 2022-2023 et 2023-2024...
Pour le reste, les Leafs ne présentent pas une formation qui a beaucoup changé. En plus de Maccelli, Dakota Joshua, Nicolas Roy et... Samuel Blais sont les nouveaux visages en attaque. La défense est essentiellement la même qu’au printemps dernier et sera sans doute stable et solide grâce à la présence de vétérans comme Morgan Rielly, Brandon Carlo, Chris Tanev, Jake McCabe et Oliver Ekman-Larsson.
Devant le filet, Anthony Stolarz est bien en selle quelques jours après avoir signé une prolongation de contrat de quatre saisons avec l’équipe. Le seul blessé digne de mention, à l’heure actuelle, est le vétéran Scott Laughton, qui avait d’ailleurs amassé quatre points contre le Canadien en match préparatoire, il y a un peu moins de deux semaines.
Comment le Tricolore peut-il amorcer sa saison 2025-2026 avec une victoire? Voici cinq éléments clés qu’il devra observer.
«Monty» au sommet de sa forme
Le Canadien n’a remporté qu’une seule de ses quatre rencontres contre Toronto, la saison dernière, et la plupart des partisans de l’équipe s’en souviennent bien: ce fut lors du tout premier match du calendrier, que l’équipe avait remporté 1 à 0 grâce à une performance record de 48 arrêts de son gardien Samuel Montembeault. Si le CH veut repartir de Toronto avec la victoire, mercredi, il faudra que le portier de 28 ans répète ses exploits de l’an dernier.
Une défense prête à payer le prix
Sous l’égide de l’entraîneur Craig Berube, les Leafs sont devenus une formation plus hargneuse, avec un style «nord-sud» qui met les responsabilités défensives à l’avant-plan. L’échec avant sera soutenu, notamment grâce aux arrivées de Joshua, Roy et... Blais. À l’inverse, le Tricolore compte sur plusieurs défenseurs agiles qui bougent la rondelle rapidement, comme Lane Hutson, Mike Matheson, Noah Dobson et Alexandre Carrier. Ces joueurs-là seront ciblés par le système de Berube, ils devront être prêts à prendre des décisions rapides et, souvent, à se faire frapper durement en fond de territoire.
Un jeu de puissance qui tourne à fond
Pour la première fois depuis plusieurs années, le Tricolore comptera sur deux unités dangereuses en avantage numérique. La présence de talents tels que Patrik Laine, Ivan Demidov et Noah Dobson sur la seconde veut tout dire. Les Leafs devront être affûtés (ou disciplinés) pour y faire face, mais les joueurs du Canadien devront aussi afficher une certaine cohésion. Le nouveau venu Zachary Bolduc, qui sera sur la première unité, semble sûr d’y arriver. «Je ne suis pas inquiet qu’on va bien connecter», a-t-il indiqué, mardi.
La discipline
Le CH présente un jeu de puissance menaçant... mais les Leafs aussi. Sur 12 buts accordés aux Leafs, la saison dernière, quatre l’ont été alors qu’ils étaient en avantage numérique. Marner a beau être parti, Matthews, John Tavares et William Nylander sont encore là. Il y a largement de quoi faire des dommages. Les joueurs du Tricolore feraient mieux de ne pas céder aux provocations de certains éléments belliqueux dans la formation des Leafs, comme Joshua ou Max Domi. Il serait bien d’éviter de courir après la rondelle la plupart du temps aussi... Montréal a cumulé le troisième plus haut total de pénalités mineures dans la LNH, la saison dernière. Un «fait d’armes» qu’il vaudrait mieux ne pas répéter.
Un effort de 60 minutes
C’est sans doute le lot d’une majorité d’équipes dans la LNH, mais le Canadien s’est souvent rendu coupable d’efforts incomplets, la saison dernière. Nombreux furent les matchs mal commencés et bien terminés, ou l’inverse. Nombreux furent les points de presse de Martin St-Louis où l’entraîneur du Tricolore déplorait un effort insuffisant lors de l’une des trois périodes de la rencontre. Pour battre une équipe comme Toronto, les joueurs du Canadien devront amorcer la rencontre avec le pied au plancher et ne le lever que lors de la sirène finale.
La clé bonus: la force des jeunes
Le Canadien présente la plus jeune équipe de la LNH à l’amorce de cette saison et plusieurs de ses éléments les plus importants, comme Lane Hutson, Ivan Demidov ou Juraj Slafkovsky, ont moins de 25 ans. Ces joueurs devront insuffler énergie et créativité au groupe afin de surprendre des Leafs passablement plus aguerris.