Cinq choses à surveiller au camp d’Équipe Canada junior


Kevin Dubé
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Le camp de sélection d’Équipe Canada junior (ÉCJ) se met officiellement en branle mardi soir, à Ottawa.
Au total, 32 joueurs tenteront d’obtenir l’une des 22 places disponibles en vue du tournoi qui aura aussi lieu dans la capitale fédérale, du 26 décembre au 5 janvier prochains. Le Journal sera sur place. Voici cinq choses qu’on surveillera avec attention lors des prochains jours.
1. Combien de Québécois?

On en a parlé en long et en large depuis une semaine, mais le Québec ne compte que deux représentants au camp, soit les attaquants Mathieu Cataford et Ethan Gauthier. Et leur place est loin d’être assurée.
Les deux hockeyeurs devront démontrer au personnel de gestion de Hockey Canada qu’ils sont en mesure de bien faire dans toutes les situations, et pas juste offensivement. S’ils parviennent à se tailler une place avec ÉCJ, ce sera probablement pour y jouer un rôle de second plan. Ce qui les avantage, c’est que l’entraîneur adjoint de l’équipe, Sylvain Favreau, les connaît très bien puisqu’il a dirigé Cataford avec les Mooseheads d’Halifax de 2021 à 2023 et qu’il est actuellement l’entraîneur de Gauthier avec les Voltigeurs de Drummondville.
2. Quel impact aura Gavin McKenna?

Le Mondial junior est, la plupart du temps, une affaire de joueurs de 19 ans. Sauf quand on parle de joueurs d’exception, comme ce fut le cas avec les joueurs de 17 ans Macklin Celebrini l’an dernier et Connor Bedard en 2023.
Il ne faudrait pas se surprendre si ÉCJ compte sur un autre jeune joyau cette année en Gavin McKenna. L’attaquant de 16 ans (il aura 17 ans le 20 décembre) domine la Ligue de hockey de l’Ouest depuis le début de la saison et tout indique qu’il sera d’Équipe Canada junior. Il n’est qu’à quelques mois d’être admissible au prochain repêchage de la Ligue nationale de hockey (LNH) et, si c’est le cas, il sera sans aucun doute le tout premier choix. Il reste maintenant à savoir s’il sera en mesure d’avoir un impact similaire à ceux de Celebrini et Bedard.
3. Le message sera-t-il entendu?

La déconfiture d’ÉCJ, l’an dernier, alors que l’équipe n’a pas été en mesure de passer la ronde des quarts de finale, est passée de travers à Hockey Canada. À l’interne, on raconte que plusieurs joueurs n’ont pas été prêts à accepter de mettre leur ego de côté pour accepter des rôles différents de ceux qu’ils sont habitués d’occuper dans leur équipe junior respective. Il semble que ce sera le thème du prochain camp d’entraînement, mené par l’entraîneur-chef Dave Cameron. Il y a six joueurs de retour de cette édition décevante de l’an dernier, soit le gardien Scott Ratzlaff, les défenseurs Oliver Bonk et Tanner Molendyk et les attaquants Brayden Yager, Matthew Wood et Easton Cowan.
4. Qui sera l’homme de confiance devant le filet?

Quatre gardiens ont été invités au camp d’entraînement, dont Scott Ratzlaff, qui était avec l’équipe l’an dernier. Les autres sont le gardien de 19 ans Carson Bjarnason, un choix de deuxième tour des Flyers de Philadelphie, celui de 18 ans Carter George, qui appartient aux Kings de Los Angeles et un jeunot, Jack Ivankovic, qui est admissible au prochain repêchage. Bjarnason et Ratzlaff ont peut-être une longueur d’avance en raison de leur âge, mais il ne faut pas écarter les deux autres qui, bien que plus jeunes, ont représenté le Canada au Mondial des moins de 18 ans en 2024. Ivankovic a aussi été fumant lors du dernier tournoi Hlinka/Gretzky, terminant avec une moyenne de buts alloués de 0,75 et un pourcentage d’arrêts de 0,967 en quatre parties.
5. Matthew Schaefer peut-il continuer sur sa lancée?

On a beaucoup parlé de James Hagens comme du futur premier choix au total du repêchage de 2025, mais d’autres joueurs s’invitent dans la conversation graduellement, dont le défenseur Matthew Schaefer. Ce dernier a été étincelant lors du dernier Défi des Espoirs de la LCH/É.-U. et on commence à croire qu’il pourrait être le tout premier joueur sélectionné. Peu de défenseurs de 17 ans parviennent à se tailler une place avec ÉCJ, mais ses habiletés font en sorte que Hockey Canada ne peut pas l’ignorer. Il aura toutes les chances de se faire valoir au camp.