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Chronique | On a joué au tennis contre Iga Swiatek, la championne de Wimbledon (et ça ne s’est pas très bien passé!)

Photo Martin Alarie
Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2025-08-04T04:00:00Z

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Quand j’ai mis les pieds au très chic Mount Royal Tennis Club il y a une semaine, au moment où les meilleures joueuses au monde amorçaient leurs matchs de premier tour au Stade IGA, j’étais plus curieuse que stressée. Je n’aurais pas dû. J’aurais dû être aussi curieuse que stressée.

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Mais c’est sans doute la moins gênante des erreurs que j’ai commises devant Iga Swiatek, ce jour-là

On, la compagnie qui habille la Polonaise de la tête aux pieds depuis quelques saisons déjà, avait convié quelques journalistes, amateurs, personnalités ainsi que des influenceurs dans le monde du tennis (oui, ça existe, et les filles étaient pas mal bonnes sur le court) à une clinique de tennis avec la championne de Wimbledon.

Photo Martin Alarie
Photo Martin Alarie

On – nous, pas l’équipementier, cette fois – s’entend là-dessus: c’est la chance d’une vie pour n’importe quel amateur de tennis. D’autant plus que le cadre était absolument charmant. Les lieux sont magnifiques et le fait qu’on doive s’y vêtir tout de blanc, comme à Wimbledon, ajoute à l’ambiance.

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Le premier hic, dans mon cas, c’est que je n’ai jamais été très bonne au tennis. Ni dans n’importe quel sport. Mon affection pour la petite balle jaune est inversement proportionnelle au talent que j’aimerais avoir.

Le deuxième hic, c’est que je n’ai frappé aucune balle depuis quatre ans, soit depuis que mon principal partenaire de jeu s’est blessé à une épaule (et non, ce n’était pas en forçant pour retourner un de mes coups droits...)

Une chic fille

Mais ce n’était pas grave, en mon sens. Et hormis pour mon orgueil, ça n’a pas été très grave, en fait. Parce que Iga Swiatek est une chic fille. C’est sans doute la première chose que tous ceux qui étaient présents au Mount Royal Tennis Club ont retenue, ce jour-là.

Photo Martin Alarie
Photo Martin Alarie

J’ai assisté à plusieurs conférences de presse de l’ancienne numéro 1 mondiale au fil des ans. Une championne tantôt sympathique et blagueuse, tantôt capable d’un coup de gueule.

Et devant des amateurs au niveau variable, raquette à la main, elle qui passe déjà ses journées à frapper des balles? Une soie. «Elle a l’air contente d’être là» est sans doute le commentaire que j’ai le plus entendu.

Parlez-en à ces deux femmes qui ont choisi de l’affronter en même temps. Elles ont échangé des balles une première fois, puis comme il restait du temps, elles sont retournées sur le court en terre battue verte pour tenter à nouveau leur chance.

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«Vous vous êtes déjà vraiment améliorées depuis tantôt», leur a lancé Swiatek.

Ce qui était vrai, premièrement, et qui, deuxièmement, restera sûrement gravé longtemps dans leur mémoire.

Échanger, un grand mot

Votre humble scribe, dans tout ça? Elle a de bonnes raisons de rester humble.

Ma seule réussite aura été d’échanger deux coups avec une sextuple championne en Grand Chelem. Encore là, échanger, c’est un grand mot. On s’entend que Swiatek devait y aller à 10% de sa force contre moi, qui l’avait avertie d’emblée que «je ne suis pas très bonne».

Mais trois heures plus tard, mon épaule le ressentait encore. Une semaine s’est écoulée et ma main se souvient encore de la vibration de la raquette.

Ce fameux effet qu’elle applique sur son coup droit pour faire gicler la balle en hauteur, devenu sa signature au fil de ses victoires à Roland-Garros?

Je ne sais pas. La balle revenait tellement vite que j’avais à peine le temps d’effectuer ma préparation en coup droit. Encore moins de penser à quel effet aurait la balle.

Même les joueurs aguerris

Il y avait des joueurs plus aguerris que moi sur le court, ce jour-là. Des femmes, des hommes comme Alexandre Barrette, qui a joué chez les juniors. À ce moment, Swiatek accélérait peut-être la cadence à 25%. Ça ne changeait rien. La Polonaise a dû rater deux frappes pendant la vingtaine de minutes durant laquelle elle a joué avec nous.

C’est sans doute le plus impressionnant. Pour ces grandes joueuses qui se retrouvent sur le court presque chaque jour, échanger en plein centre d’un terrain, c’est comme réciter l’alphabet pour nous.

Même si la balle ne revient pas de leur côté du terrain avec la justesse et la force auxquelles elles sont habituées, tant dans un match qu’à l’entraînement.

Des métronomes. Toujours parfaitement placées. Bref, si parfois, devant votre téléviseur, vous vous dites que vous avez le niveau pour les challenger... dites-vous autre chose.

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