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Christophe-Colomb/Bellechasse: on vous explique la nouvelle intersection décriée par Olivier Primeau et Luc Poirier

La nouvelle intersection protégée aménagée au coin de l'avenue Christophe-Colomb et de la rue Bellechasse.
La nouvelle intersection protégée aménagée au coin de l'avenue Christophe-Colomb et de la rue Bellechasse. Photo tirée de la page Facebook d'Olivier Primeau
Photo portrait de Andrea Lubeck

Andrea Lubeck

2025-10-03T19:13:16Z

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Cette semaine, Olivier Primeau et Luc Poirier ont critiqué la nouvelle configuration du croisement entre l’avenue Christophe-Colomb et la rue Bellechasse, où l’une des premières intersections protégées a récemment été inaugurée. Les millionnaires jugent le modèle compliqué. Ont-ils raison de s’en plaindre?

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«Si ça continue comme ça, il va bientôt falloir exiger un permis de vélo. Et à voir la créativité de Montréal, l’examen risque d’être difficile», a écrit Luc Poirier sur Facebook.

«L’obsession de la Ville de Montréal de tout compliquer... c’est rendu ridicule», a pour sa part critiqué Olivier Primeau.

L’intersection Christophe-Colomb et Bellechasse repensée pour améliorer la sécurité des piétons et des cyclistes est-elle vraiment si complexe que ça?

Pas vraiment, répond le président-directeur général de Vélo Québec, Jean-François Rheault. 

«C’est vrai qu’il y a eu quelques semaines entre la fin des travaux de béton et le marquage au sol durant lesquelles la compréhension pouvait être un peu moins bonne. Mais avec le marquage au sol, c’est beaucoup plus clair et intuitif. Après un ou deux passages, les cyclistes comprennent bien», fait-il valoir.

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«Il faut se rappeler que ceux qui ont fait des commentaires ne sont pas des experts en mobilité ou en sécurité routière», ajoute-t-il. 

Un design éprouvé

Montréal n’a pas tiré le design de cette intersection de son chapeau: la Ville s’est inspirée des carrefours à la Hollandaise.

Des îlots de béton sont placés aux coins des rues de manière à réduire la longueur des traversées pour les piétons et les cyclistes, mais aussi afin de minimiser leurs interactions avec les véhicules.

Photo Francis Pilon
Photo Francis Pilon

«Ça donne plus de place, de confort et de visibilité pour tout le monde. C’est vraiment une façon moderne de réfléchir le croisement de deux axes cyclables importants», résume Jean-François Rheault.

On trouve de ces carrefours à la hollandaise un peu partout en Europe. Depuis 2015, il y en a aussi en Amérique du Nord, à Vancouver et à Ottawa, notamment. 

Le PDG de Vélo Québec rêve de voir ce type d’intersection se multiplier à Montréal, spécifiquement aux endroits où il y a un croisement de deux axes cyclables à fort achalandage et où les rues ont la largeur nécessaire. Il pense notamment aux coins des rues Rachel et Saint-Denis et de Maisonneuve et Berri.

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Et le déneigement?

Sur Facebook, les deux hommes d’affaires s’inquiétaient du déneigement en hiver.

«Ça va être facile à déneiger», a ironisé Olivier Primeau.

Jean-François Rheault rétorque que «Montréal a développé une expertise incroyable» en la matière.

«Il y a des choses hyper complexes qui sont faites, notamment les trottoirs et les poteaux de parcomètres. Les équipes de déneigement sont capables», assure-t-il. 

Il souligne que des chenillettes plus étroites, qui risquent de pouvoir se glisser entre les bollards pour déneiger les passages piétonniers et les pistes cyclables, comptent parmi les flottes de déneigeuses.

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