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Chris Simon était atteint de l’ETC

Photo d'archives, Getty Images
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2025-04-14T13:06:13Z

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En mars l’an dernier, l’ancien attaquant et dur à cuire Chris Simon s’enlevait la vie. Un an plus tard, on apprend que l’ancien porte-couleurs de sept équipes, dont les Nordiques, souffrait d’encéphalopathie traumatique chronique (ETC).

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Une analyse a été menée dans les derniers mois après que la famille eut fait don de son cerveau au centre de l’ETC de l’Université de Boston et Simon était affecté par cette condition qui provient de coups répétés à la tête.

La famille vient de rendre publics les résultats de l’étude, qui conclut que «M. Simon avait une sévère pathologie de l’ETC dans des régions du cerveau impliquées dans la cognition et la régulation des humeurs, et que l’ETC a probablement contribué à ses problèmes de mémoire, de dépression et d’apathie».

De nombreux cas

À ce jour, pas moins de 19 des 20 anciens joueurs dont les cerveaux ont été analysés au centre de l’ETC de l’Université de Boston après leur décès étaient aux prises avec cette pathologie. Dans le cas de Simon, l’étude parle d’ETC au stade 3.

«Chris souffrait terriblement de l’ETC. Nous avons vu sa santé décliner, mais nous ne savions pas vers qui nous tourner.

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«Les problèmes de mémoire à court terme affectaient Chris depuis de nombreuses années. Nous avons aussi appris qu’il avait perdu une bonne partie de son ouïe, qu’il avait des maux de tête quotidiens, qu’il était sensible à la lumière, qu’il était paranoïaque, qu’il était très frustré par les tâches à accomplir et qu’il ressentait une extrême anxiété», a mentionné sa famille par voie de communiqué.

Les proches de Simon ont ajouté que des gestes simples du quotidien, comme de conduire son véhicule, devenaient très complexes et qu’il avait pris de plus en plus ses distances de ses proches dans les trois dernières années de sa vie.

Parmi les autres symptômes qui l’affectaient, la famille cite «une absence de sentiments et d’émotions, l’incapacité à planifier ou à résoudre un problème et des pensées suicidaires par moments».

Depuis longtemps

Selon la famille, Simon aurait commencé à être touché par l’ETC dès la fin de la vingtaine et le début de sa trentaine.

«Toute la famille a souffert pendant de nombreuses années en voyant notre fils, notre frère, notre père et notre mari s’éloigner de nous sans pouvoir faire quoi que ce soit pour l’aider.

«Avant de perdre Chris à l’ETC, il était un homme aimant et gentil pour qui la famille valait tout au monde. Nous savons que Chris voudrait plus que tout que les anciens joueurs et leurs familles sachent vers où se tourner s’ils pensent que des proches souffrent d’une maladie du cerveau, question de recevoir l’aide dont ils ont besoin», a aussi écrit la famille de Simon.

Un soulagement

Simon a pris part à 782 matchs de saison régulière et 75 de séries dans la LNH. Il a débuté sa carrière avec les Nordiques en 1992-93, mais s’est surtout fait connaître lors de ses sept saisons avec les Capitals, de 1996 à 2002.

Il a connu sa meilleure saison en 1999-00 avec 29 buts. Il s’est battu plus de 100 fois et a accumulé 1824 minutes de punition.

«Nous sommes soulagés que l’ETC de stade 3 ait définitivement été découverte dans son cerveau, puisque cela va nous aider à boucler la boucle. Un malheureux sentiment de colère nous habite aussi en raison de la négligence d’une ligue professionnelle qui a aveuglément tourné la tête quant à l’ETC et à d’autres blessures significatives du cerveau subies au hockey», conclut la famille.

Il est à noter que malgré le diagnostic, l’étude spécifie qu’il est impossible de conclure que l’ETC est une cause du suicide.

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