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Choisi au sein de l’équipe d’étoiles de la décennie 2000 des Elks: Mathieu Bertrand «honoré de faire partie de ce groupe»

Mathieu Bertrand.
Mathieu Bertrand. Photo d'archives, Agence QMI
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-09-25T20:22:47Z

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Le centre arrière Mathieu Bertrand a été sélectionné au sein de l’équipe d’étoiles de la décennie 2000 des Elks d’Edmonton, qui compte quelques grands noms, dont ceux du porteur de ballon Mike Pringle et du quart-arrière Ricky Ray.

«Je suis honoré de faire partie de ce groupe, a souligné le coordonnateur des unités spéciales et responsable du recrutement chez le Rouge et Or de l’Université Laval. Ce n’est pas gênant de faire partie d’un tel groupe.»

Avec un contrat comme agent libre à l’hiver 2004 après avoir conduit le Rouge et Or à la conquête de la Coupe Vanier quelques mois plus tôt, l’ancien quart-arrière étoile a accepté la proposition de l’entraîneur-chef Danny Maciocia, qui souhaitait le muter comme centre-arrière.

Danny Maciocia.
Danny Maciocia. Photo d'archives, Agence QMI

Maciocia s’était pointé à Québec pour rencontrer Bertrand et vérifier son intérêt à changer de position. «Je n’ai pas été trop difficile à convaincre, a souligné celui qui a soulevé la coupe Grey en 2005. Ce changement a été stimulant parce que j’apprenais plein de nouvelles choses. Je trippais. À ma nouvelle position, je pouvais jouer sur les unités spéciales et laisser aller mes frustrations de ne pas avoir pu le faire dans les rangs universitaires. Ma mère était moins stressée quand je jouais comme centre-arrière.»

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«Je me suis battu pour Mathieu»

Maciocia se souvient très bien qu’il avait dû convaincre son patron Tom Higgins d’accorder une chance à Bertrand. «J’étais tout seul sur ma planète, a illustré le DG des Alouettes de Montréal. Je me suis battu pour Mathieu avant d’obtenir le feu vert. Mathieu a connu une très belle carrière, il a été parmi les capitaines de l’équipe et il avait le respect de tout le monde.»

Qu’est-ce qui laissait croire à Maciocia que Bertrand avait les aptitudes pour connaître du succès dans la LCF à une nouvelle position? «Comme quart-arrière, Mathieu avait une grande connaissance de tout ce qui se passait sur le terrain et on savait qu’il ne se tromperait jamais sur ses responsabilités. Je savais aussi qu’il était capable de dominer physiquement.»

«Je devais me pincer dans le caucus»

Bertrand et Maciocia se souviennent très bien de la réaction de Pringle. «Il m’avait demandé où nous avions trouvé Mathieu parce qu’il ne le connaissait pas du tout, a raconté l’ancien pilote et DG des Elks. Quand je lui ai dit que c’était l’ancien quart-arrière du Rouge et Or, il a été très impressionné d’apprendre que Mathieu n’avait jamais joué comme centre-arrière et qu’il faisait aussi bien.»

«À ma première saison, je devais me pincer quand je me retrouvais dans le caucus avec Pringle, de renchérir Bertrand. J’étais mieux de pousser en avant, sinon il m’aurait fait un trou dans le dos. Je l’avais regardé à la télévision et il était au sommet de sa carrière.»

Un lien fort unit encore aujourd’hui les deux hommes. «C’est un lien qui restera toujours en place, a confié Maciocia. J’apprécie Mathieu comme joueur de football, mais aussi comme être humain. C’était un leader dans le vestiaire et un gars qui s’est toujours très, très bien comporté. Je prends une grande fierté de ses succès. Quand j’étais avec les Carabins, on prenait toujours une dizaine de minutes avant les parties pour se parler.»

«Je serai toujours reconnaissant pour l’offre que Danny m’a faite, de renchérir Bertrand, mais j’ai travaillé fort et saisi ma chance, sinon je serais retourné à Québec aussi vite que j’étais arrivé.»

Des années précieuses

Ces 10 années dans la capitale albertaine ont été des moments marquants. «Ce fut une très belle étape dans ma vie, a-t-il exprimé. J’étais émotif quand je suis retourné à Edmonton en 2019 lors d’un camp de printemps. Même chose l’été dernier au championnat mondial junior.»

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