Tous les résultats
Publicité

Chef de mission du Canada aux Jeux olympiques: «Un gros cadeau et un rêve qui se réalise» pour Bruny Surin

Photo d’archives
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-07-26T16:45:47Z

Partager

PARIS | Après trois refus et une période de questionnement, Bruny Surin n’a pas baissé les bras et réalisera finalement un de ses rêves aux Jeux olympiques de Paris.

«Le poste de chef de mission est un gros cadeau et un rêve qui se réalise, mentionne l’ancien sprinter d’entrée de jeu. J’ai ce rêve en tête depuis ma retraite. Je voulais avoir l’opportunité de partager avec la nouvelle génération d’athlètes mes bonnes et mauvaises expériences.»

Le médaillé d’or au relais 4 x 100 m des Jeux d’Atlanta en 1996 cognait à la porte depuis les Jeux de 2012.

«Pour les Jeux de 2012 à Londres, j’ai passé ma première entrevue en 2010, rappelle-t-il. Je me suis demandé qu’est-ce qui arrivait quand je n’ai pas été sélectionné, mais Mark Tewksbury était un très bon choix et je me suis dit que j’allais être choisi en 2016 pour les Jeux de Rio.»

Le scénario ne s’est pas déroulé de la façon anticipée. Après un troisième refus pour Tokyo, Surin s’est posé des questions. «Je me suis demandé si mon tour allait venir à un moment donné, confie-t-il. Je me questionnais si j’avais les attributs nécessaires. Pour Tokyo, on m’a dit que le photo finish avait été nécessaire pour déterminer le chef de mission.»

Publicité
Sa patience porte fruit

Médaillée d’or à Barcelone en 1992 en aviron dans l’équipage du huit de pointe, Marnie McBean avait été le choix du Comité olympique canadien (COC).

«Je n’ai pas abandonné et ma patience a été récompensée, résume Surin. Ça valait la peine d’attendre avec le choix de Paris. On se retrouve dans une ville francophone où j’ai connu de beaux succès comme athlète au Stade de France dans la Ligue de diamant dans le passé. J’ai aussi plusieurs amis au sein du comité organisateur français.»

Des opportunités à saisir

Son parcours pour obtenir le poste de chef de mission ressemble à son cheminement comme athlète quand il est arrivé à Montréal à l’hiver 1975. Le petit garçon de sept ans originaire de Haïti se rappelle les propos de sa mère décédée depuis quelques années.

«Ma mère m’avait dit que toutes les opportunités seraient là et que ça serait à moi d’aller les chercher, évoque-t-il. Tous mes rêves étaient possibles tout en sachant que ça serait très difficile et qu’il y aurait des obstacles. Je suis parti de rien. Ma mère me disait qu’il n’y a pas de raccourcis dans la vie. La ligne droite est la seule voie. De là-haut, ma mère me voit et je suis certain qu’elle est très fière que je sois allé chercher mon rêve.»

«Le message que je partage avec les athlètes est de ne jamais abandonner, d’ajouter Surin. Ce n’est pas facile, mais quand tu réalises ton rêve. Wow!»

«Rêve ultime»

En 1999, à Séville, lors du championnat mondial d’athlétisme, Surin a réussi ce qui lui tenait le plus à cœur. «Oui je rêvais à une médaille olympique, mais mon rêve ultime depuis l’âge de 17 ans était de courir plus vite que mon idole, Carl Lewis, qui avait remporté trois médailles d’or aux Jeux de Los Angeles en 1984. Tout le monde riait du petit gars du quartier Saint-Michel et on me disait que je rêvais en couleurs. Lors de mes conférences, je dis aux gens de rêver en couleurs.»

À Séville, Surin avait remporté l’argent au 100 m avec un chrono de 9 s 84, ce qui représente encore aujourd’hui le record canadien à égalité avec Donovan Bailey, qui avait signé le même chrono pour remporter l’or aux Jeux d’Atlanta.

À Paris, Surin prendra part à ses 10e Jeux, soit quatre comme athlète et autant comme analyste; un comme ambassadeur d’une entreprise associée au COC et un autre comme chef de mission.

Nombre de médailles

Optimiste, Surin ne veut toutefois pas s’avancer sur le nombre de médailles que le Canada pourrait gagner dans la Ville Lumière. «C’est malade, l’équipe que nous avons, illustre-t-il. C’est l’une des meilleures de l’histoire, sinon la meilleure. Je ne pourrais pas être plus heureux.»

Publicité
Publicité