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Changement d'entraîneur pour la médaillée olympique Catherine Beauchemin-Pinard: «Un vent de fraîcheur et du piquant au judo»»

AFP
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-07-28T16:57:20Z

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PARIS Si elle a adopté une méthode hybride au début du cycle olympique, la judoka Catherine Beauchemin-Pinard a tout misé sur Antoine Valois-Fortier à partir de 2022.

Entraînée par Sasha Mehmedovic aux Jeux de Rio en 2016 où elle a fait ses débuts chez les 57kg et à Tokyo en 2021 où elle a remporté le bronze chez les 63kg, Beauchemin-Pinard a toutefois conservé un lien étroit avec son ancien entraîneur, mais elle est satisfaite de sa décision.

«On se parle à tous les soirs et je m’amuse quand je me bats avec lui, a-t-elle raconté, mais la présence d’Antoine a apporté un vent de fraîcheur. Il me voit sous un nouvel angle. Cela m’a permis de développer de nouvelles techniques et redonner du piquant au judo. Je suis passée de top 5 au monde à top 2. Les résultats parlent d’eux-mêmes.»

Longtemps au 1er rang mondial

Si la cinquième place au championnat mondial en mai dernier n’était pas le résultat souhaité, la bachelière en comptabilité option fiscalité a néanmoins connu une excellente saison. Elle a trôné au sommet du classement mondial pendant une longue période, ce qui ne lui était jamais arrivé. Elle disputera son premier combat mardi matin.

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Coéquipière de Beauchemin-Pinard aux Jeux de 2016 et de 2021, Valois-Fortier a constaté l’évolution de la judoka de 30 ans. «C’est une fille beaucoup plus mature qui se connaît bien, a indiqué l’entraîneur-chef de l’équipe canadienne. Elle a connu une saison incroyable. Sa cinquième place au mondial, où il n’y avait pas d’enjeu puisque sa place à Paris était confirmée, a provoqué une petite étincelle. Ça ajoute du gaz sur le feu et c’est positif.»

Une belle fierté

«Ce n’était pas un objectif, mais c’est clair que ça représente une certaine fierté, a-t-elle indiqué. C’est un bon exploit d’avoir occupé le premier rang aussi longtemps. J’avais occupé la première place quelques semaines chez les 57kg. Ça démontre que j’ai été constante. Ma cinquième place au mondial m’a laissé un petit goût amer parce que je visais une autre médaille au mondial, mais il s’agit d’une motivation additionnelle en prévision des Jeux.»

«J’ai connu une belle préparation et une belle évolution pour Paris, de poursuivre Beauchemin-Pinard. L’or est dans ma mire, mais je me concentre un combat à la fois. Si tout va bien, je devrais représenter le Canada en finale.»

Beauchemin veut poursuivre son ascension. «Je veux m’amuser et m’accomplir à mon plein potentiel, a expliqué celle qui a lancé son livre Nourrir son corps quelques semaines avant le départ pour Paris, projet dont elle est fière et sur lequel elle travaillait depuis les Jeux de Rio. Je sais que je suis capable de performer au plus haut niveau et je n’ai plus rien à prouver.»

Le goût de partager

Fière de son premier rang mondial, Beauchemin-Pinard l’est aussi de la publication de son livre. «J’ai réalisé tout le chemin parcouru comme athlète et comme personne avec plusieurs hauts et bas, a-t-elle souligné. J’avais le goût de partager ces moments et mon histoire. Certains pensent que je suis arrivée au sommet tout d’un coup, mais j’ai débuté au bas de l’échelle. Le travail m’a permis d’atteindre mon plein potentiel au niveau national et international.»

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