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Championnat mondial: «Je ne suis pas moins bon qu’au cours des dernières années, mais les médailles sont plus difficiles à aller chercher»

Photo d'archives, AFP
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2025-03-11T18:18:17Z

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Médaillé au championnat mondial par distance à chaque édition depuis 2020, le patineur Laurent Dubreuil sera-t-il en mesure d’ajouter à son palmarès, cette année, à Hamar, en Norvège, le site des épreuves de longue piste des Jeux olympiques de 1994?

Gagnant de six médailles (quatre d’argent et deux de bronze) en Coupe du monde cette année et deuxième au classement cumulatif, Dubreuil croit en ses chances de podium tout en mentionnant qu’il ne se retrouve pas parmi les favoris.

«Je ne suis pas le gars le plus attendu, a-t-il reconnu, mais c’est réaliste de croire en mes chances de médaille. Je vais avoir besoin d’une bonne course, mais j’ai fait mes preuves cette saison. Ma séquence de médailles au mondial incluant l’argent aux Jeux olympiques de Pékin va se terminer à un moment donné, mais j’espère que ça ne sera pas cette année. Je ne me vois pas comme le grand favori, d’ajouter Dubreuil, mais c’est quasiment plus le fun. Il n’y a pas de pression.»

De jeunes loups aux crocs bien affûtés

Trois jeunesses se sont séparées toutes les victoires cette année sur 500m sauf une, l’épreuve de prédilection du patineur lévisien. Il y a évidemment l’Américain Jordan Stolz qui a remporté six médailles d’or lors des deux derniers mondiaux et qui est le grand favori en vertu de ses sept victoires en dix coupes du monde cette année, mais il faudra aussi surveiller le Néerlandais Jenning De Boo et le Kazakh Yevgeniy Koshkin.

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«Je ne suis pas moins bon qu’il y a trois ou quatre ans, mais les médailles sont plus difficiles à aller chercher, a-t-il résumé. On comptait deux prodiges de dix ans plus jeunes que moi en Stolz qui est le meilleur patineur de l’histoire et De Boo. Le Kazakh s’est ajouté cette année. Le calibre est très relevé.»

«Dans les dernières années, je savais que j’allais être sur le podium si je connaissais une bonne course, mais c’est possible maintenant que ça ne soit pas assez, d’ajouter le médaillé d’argent sur 1000m aux Jeux de Pékin. On se retrouve dans la même situation qu’aux Jeux de Londres en 2012 alors que Ryan Bailey a réussi un temps incroyable de 9s88 au 100m, mais a néanmoins été exclu du podium.»

Usain Bolt avait remporté l’or avec un record olympique de 9s63.

Dubreuil brisera la glace, jeudi, à l’occasion du sprint par équipe en compagnie de Connor Howe et d’Anders Johnson. Le 500m et le 1000m auront lieu vendredi et samedi, respectivement.

Dubreuil adore patiner à Hamar, qui compte parmi les anneaux les plus prestigieux dans le monde avec Heerenveen et Inzell, mais c’est aussi à cet endroit qu’il a vécu «sa plus grosse déception en carrière». Meneur avec une priorité intéressante après la première journée du mondial sprint en 2020, il a été déclaré positif à la COVID-19 et il a dû se retirer.

Il veut brouiller les cartes

Si le 500m est son épreuve, Dubreuil croit qu’il pourrait causer la surprise en se glissant sur le podium du 1000m. Il a obtenu son meilleur résultat de la saison en terminant au cinquième rang de la dernière Coupe du monde à Heerenveen il y a deux semaines.

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«Sur 1000m, je ne vise plus la victoire ou un titre au classement cumulatif, a-t-il expliqué. Je vise une chance de médaille au mondial ou aux Jeux. Avec les années, j’aime de moins en moins les 1000m, mais j’aime ceux où l’enjeu est important.»

Dur coup pour l’ego des filles

Championnes olympiques en 2022, à Pékin, et mondiales en 2023, aux Pays-Bas, à la poursuite en équipe, Valérie Maltais, Ivanie Blondin et Isabelle Weidemann se sont retrouvées pour la première fois de leur carrière en finale B lors de la dernière Coupe du monde à Heerenveen.

Photo Didier Debusschère
Photo Didier Debusschère

«Notre ego a été touché et on s’est dit qu’une telle situation ne se reproduira plus jamais. On s’est retroussé les manches et remporté la finale B.»

Après une saison difficile, le trio est arrivé à la conclusion qu’une nouvelle stratégie était nécessaire pour rivaliser avec les meilleures équipes. Terminer les échanges alors que Blondin ouvrira la voie suivie de Maltais et de Weidemann qui fermera la marche.

«On pourrait aussi bien gagner l’or au mondial ou que ça ne fonctionne pas, mais nous avons confiance, a mentionné Maltais. Si j’ai gagné une médaille d’or olympique à Pékin après seulement quatre ans en longue piste, tout est possible. Ce n’est pas le moment idéal de changer de stratégie deux semaines avant les mondiaux, mais on n’avait pas le choix à un an des Jeux.»

«La plupart des équipes ne font plus d’échanges et le niveau a augmenté, d’ajouter Maltais, qui vise un top 5 au 3000m et au départ groupé. Parce que je m’entraîne maintenant à Québec, on ne patine plus ensemble tous les jours, mais on a déjà prévu des camps ensemble au cours des prochains mois.»

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