Tous les résultats
Publicité

Championnat mondial d'athlétisme intérieur: une toute nouvelle expérience pour un Olympien des Jeux de Rio

AFP
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-02-26T22:42:08Z

Partager

Après les Jeux olympiques de Rio et trois participations au championnat mondial en plein air, le coureur de demi-fond Charles Philibert-Thiboutot vivra une première cette année alors qu’il a été sélectionné pour le mondial intérieur qui se déroulera à Glasgow, en Écosse, du 1er au 3 mars.

Si le mondial intérieur n’a pas le prestige de celui en plein air, il regroupe néanmoins un grand nombre des meilleurs athlètes de la planète et présente un calibre fort relevé. Le médaillé d’or des Jeux panaméricains en novembre dernier à Santiago au Chili sur 1500 m est emballé de cette nouvelle expérience.

«C’est vraiment excitant de vivre ces mondiaux pour la première fois, a-t-il raconté quelques heures avant son départ pour Glasgow. C’est un championnat que je voulais faire depuis longtemps. J’aurais dû y participer depuis longtemps, mais le championnat a été annulé en 2021 en raison de la pandémie et j’ai été blessé à quelques reprises au cours des éditions précédentes.»

Préparation tactique

Au-delà de l’expérience, Philibert-Thiboutot ne se pointe pas en Écosse en touriste. Fort de son standard olympique en poche, il souhaite peaufiner sa préparation pour les Jeux de Paris.

«La tactique sera très importante parce qu’il y aura beaucoup de courbes et que les dépassements seront plus difficiles, a expliqué celui qui a effectué sa préparation finale à Québec plutôt qu’à Vancouver afin de réduire le décalage horaire. C’est un aspect que je veux améliorer en prévision des Jeux. Je veux être capable de courir avec confiance dans un peloton où ça joue du coude et ça se pile sur les pieds. Si la finale olympique sera très rapide, ça sera différent en demi-finale et ça deviendra essentiel de bien me positionner pour espérer me qualifier pour la course ultime.»

Publicité

Félix-Antoine Lapointe abonde dans le même sens. «La tactique sera très importante et c’est l’aspect que Charles doit améliorer, a souligné son entraîneur. C’est important d’être bien positionné pour le sprint final. La course est plus ouverte sur 1500 m, mais ça va être un gros défi d’atteindre la finale. S’il réussit, tout peut arriver.»

«Pas de grand favori»

Parce que le champion olympique norvégien Jakob Ingebrigtsen et le champion du monde en titre britannique Josh Kerr brilleront par leur absence, Philbert-Thiboutot estime que tout peut se produire.

«Il n’y a pas de grand favori, a-t-il affirmé. Une fois en finale (Top 12), tout le monde, moi inclus, aura une chance de médaille. Ce n’est pas le gars le plus en forme qui va gagner, mais celui qui va courir de façon la plus intelligente. Le calibre sera relevé avec la présence de dix coureurs du Top 30. Au mondial intérieur, le peloton comptera 30 coureurs au lieu de 50.»

«Le but n’est pas de courir vite, mais je dois être prêt pour tous les scénarios, de poursuivre l’olympien des Jeux de Rio en 2016. Je n’écarte pas la possibilité que je puisse battre le record canadien en salle de 3 min 36 s en demi-finale ou en finale.»

Première saison intérieure sans problèmes

Ennuyé par une déchirure à un mollet en 2022 et une pneumonie en 2023, le coureur du club d’athlétisme de l’Université Laval est épargné cette année par les ennuis de santé.

«Je suis infiniment en avance sur les deux dernières saisons intérieures, a-t-il indiqué. Avec mon standard olympique, je peux aussi choisir mes compétitions sans rien précipiter.»

Depuis le début de la saison en salle, Philibert-Thiboutot a établi des records du Québec au 1000, au 1500 m et au 3000 m.

Le Québec comptera deux autres représentants au mondial intérieur, Audrey Leduc au 60 m et Simone Plourde au 1500 m, toutes les deux détentrices du record québécois dans leur épreuve respective.

Plourde a notamment pris part au championnat mondial l’été dernier à Budapest après avoir remporté l’or au championnat de la NCAA du Pac-12 sous les couleurs de l’Université de l’Utah.

Publicité
Publicité