Championnat canadien de basketball masculin: une expérience acquise à la dure qui vaut son pesant d’or pour les Citadins de l’UQAM


Richard Boutin
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Champions du RSEQ pour une deuxième année consécutive, les Citadins de l’UAQM croiseront le fer avec les Gee Gees d’Ottawa en lever de rideau du 8 Ultime dans un duel qui aura des allures de retrouvailles.
Trois joueurs des Citadins ont opté pour les Gee Gees à leur sortie des rangs collégiaux avant de rentrer à Montréal pour compléter leur parcours universitaire. Du nombre, on retrouve le joueur par excellence du RSEQ, Kevin Civil.
«Ça va faire bizarre, a-t-il reconnu, et je vais tenter de ne pas trop prendre ça personnel. Ça va être un match bien spécial, mais il faudra rester dans notre bulle. En plus des trois anciens des Gee Gees, d’autres gars ont aussi été recrutés, mais ils ont décidé de choisir l’UQAM.»
Les deux autres anciens des Gee Gees sont Quincy Louis-Jeune et Elie Karojo.
Expérience profitable
L’an dernier, au championnat canadien à Halifax, les Citadins avaient failli causer la surprise du tournoi. En avant pendant tout le match, ils s’étaient finalement inclinés par deux petits points devant les puissants Ravens de Carleton qui allaient remporter un 12e titre national au cours des 13 dernières années.
Cette défaite crève-cœur a eu du bon. «Les Ravens gagnent depuis très longtemps et ils sont demeurés calmes tout le match même s’ils tiraient de l’arrière, a raconté Civil pour qui il s’agira d’un dernier tour de piste dans les rangs universitaires. De notre côté, nous sommes devenus excités. Nous sommes plus calmes cette année et on a appris qu’on doit jouer 40 minutes et non 37. Il faut garder le pied à fond sur la pédale pendant tout le match.»
Même si la saison régulière a été marquée de hauts et de bas, Mario Joseph voit lui aussi une différence. «L’expérience est vraiment importante et le niveau de stress n’est pas le même», a indiqué l’entraîneur-chef des Citadins qui ont conclu les nationaux en 5e place l’an dernier.
Chimie difficile à créer
Les Citadins ont eu besoin d’un certain temps pour trouver leur vitesse de croisière. «La cohésion n’était pas à son meilleur en début de saison, a reconnu Joseph. D’un côté, les vétérans avaient déjà gagné et, de l’autre, les recrues voulaient s’imposer. C’était si simple l’an dernier alors que tout le monde a appris ensemble. Trouver cette cohésion fut un de nos plus gros défis cette année.»
Avec le départ de vétérans de premier plan comme Civil et Bahaïde Haïdara qui termineront leurs cinq années d’admissibilité, Joseph sent-il une urgence de gagner une médaille?
Blessé, Alex Lochard quittera lui aussi, lui qui a été une pièce très importante pendant son passage à l’UQAM.
«Il y a toujours une urgence de gagner parce que tu ne sais pas quand tu seras de retour. Oui, nous avons des finissants qui [nous] quittent, mais nous avons le talent pour être de retour à court et à moyen terme.»