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Champion canadien avec le Rouge et Or en 2024, un Québécois vivra l’expérience folle du March Madness

Courtoisie Northern Iowa
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2026-03-18T22:03:49Z

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Au sein d’un contingent record de 36 Canadiens, neuf Québécois vivront le rêve d’une vie en participant au March Madness, qui regroupe les 68 meilleures équipes de basketball de la NCAA.

Parmi ces neuf Québécois, on retrouve notamment Ismaël Diouf, qui dispute sa première saison avec les Panthers de Northern Iowa. Le centre de 6 pi 9 po et 225 livres et ses coéquipiers entreront en action vendredi, quand ils se frotteront à l’Université St. John’s à San Diego. Champion du Big East, le Red Storm est le cinquième favori de son tableau.

« Tout jeune, je ne connaissais pas le March Madness, mais c’est devenu un rêve d’y participer quand je suis entré au cégep, a raconté Diouf, qui a porté les couleurs des Géants de Saint-Jean-sur-le-Richelieu. Je suis content de pouvoir vivre ce phénomène-là et j’ai hâte de sauter sur le terrain. Je suis impatient. »

Courtoisie Northern Iowa
Courtoisie Northern Iowa

Pointant au 12e rang parmi les 16 équipes de leur tableau, les Panthers ont remporté le titre de la Conférence Missouri Valley pour obtenir leur billet pour la grande danse de fin de saison. Il s’agit d’une première en dix ans pour les Panthers.

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« Avec un gros groupe de vétérans, on croyait en nos chances de remporter le titre de notre conférence, mais on n’est pas encore satisfait, a-t-il résumé. On ne se présente pas au tournoi comme des petits enfants tout excités par l’ampleur de l’événement. On ne veut pas seulement participer. On veut gagner des parties et performer. »

Joueur par excellence de la finale canadienne en 2024, quand le Rouge et Or de l’Université Laval a causé une immense surprise en remportant l’or devant ses partisans en délire, Diouf se permet de rêver. « Ça serait complètement fou de gagner un titre national dans les deux pays, a mentionné l’auteur de 26 points, 12 rebonds, quatre blocs et deux vols de balle dans la victoire historique de 77 à 71 face aux Gaels de Queen’s en finale canadienne. Le calibre de jeu n’est pas le même et ça va être différent de 2024. »

Une décision profitable

Après une saison avec le Wolfpack de North Carolina State, Diouf s’est inscrit au portail de transferts et il a opté pour les Panthers. « Même si North Carolina State s’est qualifiée aussi pour le March Madness, ce fut une bonne décision de quitter, a-t-il mentionné. L’entraîneur qui m’avait recruté a été congédié. J’ai obtenu un plus grand temps de jeu à Northern Iowa. L’ambiance est plus agréable ici. Nous avons une équipe soudée. J’ai beaucoup appris et grandi comme joueur. Je me suis amélioré défensivement et je suis plus fort mentalement. »

« En raison des blessures à des coéquipiers, je me suis retrouvé à la position de centre au lieu de celle d’ailier de puissance que je préfère, d’ajouter Diouf. J’espère que nous connaîtrons un long parcours, ce qui pourrait peut-être attirer l’attention d’une équipe de la NBA. »

Parmi les autres Québécois, on retrouve notamment Olivier Rioux, des Gaitors de la Floride, et Édouard Benoît, qui porte les couleurs de l’Université Lehigh. Les Mountain Hawks seront parmi les quatre premières équipes à entrer en scène quand ils affronteront l’Université A&M de Prairie View mercredi soir.

Les 36 Canadiens en lice dépassent le sommet de 30 établi en 2022. On en retrouve notamment cinq avec les Sharks de LIU (Long Island) et quatre avec les Bulls de South Florida.

Neuf Québécois au March Madness

Olivier Rioux, centre, Floride

Nginyu Ngala, garde, Kansas

Dylan Desbiens, ailier, Louisville

Jeremy Foumena, centre, Central Florida

Chris Tadjo, ailier, Santa Clara

Jordann Dumont, ailier, Virginia Commonwealth

Ismaël Diouf, centre, Northern Iowa

Thomas Ndong, ailier, California Baptist

Édouard Benoît, ailier, Lehigh

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