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CH: les dessous des chicanes les plus mémorables

Photo portrait de Marc-André Perreault

Marc-André Perreault

2024-04-30T22:54:38Z

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Ce qu’on a vu lors du dernier match sur le banc des Maple Leafs, ce n’est pas bon du tout. Des coéquipiers qui se «pognent», c’est tout à fait normal et ça arrive souvent. Mais que sur le banc, un joueur vedette dise à un autre d’arrêter de pleurnicher et que ce n’est pas du hockey junior, en pleines séries éliminatoires, c’est pas très très joli. Les Leafs sont dans le gros C-A-C-A pour reprendre les paroles d’un ancien joueur à qui j’ai parlé.

Cet autre exemple d’implosion chez les Maple Leafs m’a rappelé les quelques fois où j’ai assisté à des séances de rififis chez les Canadiens de Montréal pendant mes années sur le «beat».

Je me souviens d’une fois au Colorado alors qu’on avait dû attendre plusieurs minutes avant de pouvoir entrer dans le vestiaire après la rencontre (normalement cinq minutes maximum après le match selon le règlement de la LNH) et on avait su par la suite qu’il y avait eu des discussions animées après une énième défaite. J’avais poussé l’enquête un peu plus loin avec une source dans le vestiaire (😉) qui m’avait confirmé qu’un joueur avait lancé avec autorité une roulette de «tape» à un coéquipier et que la dite roulette avait frôlé le museau du coéquipier en question.

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Ça m’amène à vous parler de ma première expérience de rififi à l’entraînement des Canadiens. C’était en plein camp d’entraînement de la saison 2015-16 quand Brendan Gallagher et P.K. Subban s’étaient donnés quelques coups de baguettes pendant l'entraînement. Rien pour écrire à sa mère mais c’était quand même une autre escarmouche sur la glace avec un coéquipiers. Il en avait eu quatre pendant la seule saison 2011-12 (Leblanc, Darche, Plekanec et Desharnais)

Mais la «confrontation» la plus mémorable a évidemment été celle entre P.K. et Max Pacioretty qui lui avait jeté un regard de feu dans le vestiaire pendant une mêlée de presse. Chez le CH, on avait fait une mauvaise mise en scène le lendemain à l’entraînement alors que les deux joueurs avaient été aperçus en train de rigoler (un peu comme ce qu’on fait les Maple Leafs en fin de semaine), mais personne n’avait été déjoué, il existait un réel et sérieux malaise. Il y avait même eu ce fameux câlin tout aussi malaisant lors de la toute dernière journée des rencontres de fin de saison.

Mais la plus malaisante séance de rififi entre coéquipiers du CH a sans doute été la rixe entre Andrew Shaw et Joe Morrow en 2017 lors d’un entraînement à Calgary. Shaw était un joueur très respecté et aimé dans le vestiaire alors que Morrow était un joueur plutôt marginal. Le chamaillage n’avait rien de spectaculaire, mais c’est plutôt le fait de voir les coéquipiers aller naturellement vers Shaw pour lui taper les jambières qui était malaisant parce que PERSONNE n’est allé voir le pauvre Jojo.

Tout ça pour dire qu’on a beau nous répéter que c’est normal que des coéquipiers se chamaillent et se pognent à l’occasion, mais il y à un temps pour tout dans la vie et le temps, ce n’est certainement pas en pleine série, sur le banc de surcroît. Les Maple Leafs sont dans le gros trouble.

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