CF Montréal: Biello parmi les immortels
Le nom de Mauro Biello sera inscrit au Mur de la renommée du Stade Saputo samedi soir

Dave Lévesque
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À compter de samedi soir, Mauro Biello fera partie des immortels du Stade Saputo. Son nom sera ajouté au Mur de la renommée à la mi-temps du match contre le Toronto FC.
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Son nom va rejoindre ceux de Nevio Pizzolitto, de Gabriel Gervais et de Greg Sutton.
« S’il y a un joueur qui a porté le Bleu-blanc-noir avec brio, c’est bien Mauro. Pendant 15 ans, il a représenté cette ville avec détermination et le désir de gagner », a assuré le propriétaire du CF Montréal, Joey Saputo.
« À mon sens, c’est le plus grand joueur de l’histoire du club », a renchéri le président et chef de la direction, Gabriel Gervais.
Et il faut admettre que Biello coche toutes les cases. Comme joueur, il a récolté 72 buts et 65 passes. Comme entraîneur adjoint, il a participé à la finale de la Ligue des champions en 2015 et comme entraîneur-chef, il est passé à une demie de la finale de la MLS en 2016.
Humilité
Humble, Biello a reçu avec modestie les hommages de Saputo et de Gervais, qui l’entouraient lors d’une conférence de presse tenue ce matin.
« C’est spécial d’entendre tous ces mots, c’est sincère de leur part de parler de moi de cette manière », a avancé Biello.
« Je suis extrêmement fier d’avoir fait partie de ce club. Je pense que ça va être une journée spéciale de revivre ces moments-là. »
Gervais a rappelé que Biello a été un modèle pour lui.
« J’ai joué mes sept saisons avec Mauro. J’ai appris à être un bon professionnel, il m’a montré des valeurs familiales, à être un bon mari, un bon père. Je suis une meilleure personne à tous les niveaux grâce à Mauro. »
Sens de l’humour
Sutton, qui a été coéquipier de Biello pendant plusieurs campagnes, n’avait que du bon à dire une fois la conférence de presse terminée.
« Nous avions une très belle relation, a assuré l’ancien gardien. Il s’entendait bien avec tout le monde. On se moquait toujours l’un de l’autre. Il se faisait toujours taquiner, mais c’était le meilleur joueur de l’équipe, et on ne voit pas ça souvent.
« Il a un bon sens de l’humour qui fait en sorte qu’il prenait toujours ça de la bonne façon et qu’on pouvait continuer de le faire. C’était un excellent capitaine et un très bon leader qui était toujours positif. »
L’attitude de Biello a permis à l’équipe de traverser les tempêtes.
Un rêve
Biello se considère chanceux d’avoir pu jouer l’essentiel de sa carrière chez lui.
« J’aimerais remercier la famille Saputo de m’avoir permis de vivre mon rêve chez moi. Ce club a toujours été capable de faire ressortir le meilleur de moi. De pouvoir jouer devant nos partisans et ma famille, c’était un privilège. »
C’est aussi ici qu’il a fait ses premiers pas comme instructeur, d’abord comme adjoint, puis comme entraîneur-chef, de 2015 à 2017.
« J’ai vécu des expériences que je ne pourrai jamais oublier et qui me servent en ce moment avec l’équipe du Canada. »
Expérience d’une vie
Depuis quatre ans, il œuvre au sein de la formation nationale masculine et il aura la chance, dans quatre mois, de vivre une première Coupe du monde.
« J’avais l’expérience de la MLS, mais j’ai la chance de travailler avec John Herdman [entraîneur-chef de l’équipe canadienne] et j’ai appris beaucoup.
« On a cette tâche d’aller à la Coupe du monde et de bien faire. On se prépare à faire vivre des émotions à tout un peuple et tout un pays. »
Quant aux problèmes de gouvernance qui frappent actuellement Soccer Canada, Biello s’est montré prudent.
« Ce sont des choses qui vont se régler. Le staff se concentre sur la préparation de l’équipe. »

L’adversaire en 5 points
DES ARRIVÉES
Le Toronto FC est en mutation. Lorenzo Insigne est enfin arrivé. L’équipe a de plus embauché l’arrière italien Domenico Criscito et acquis le milieu canadien Mark-Anthony Kaye lors d’une transaction avec les Rapids du Colorado. Federico Bernardeschi s’est aussi ajouté à cette liste aujourd'hui.
ET DES DÉPARTS
Pendant que quatre nouveaux arrivaient, d’autres faisaient leurs bagages. Ainsi, le milieu Alejandro Pozuelo a été échangé à l’Inter Miami. Le club s’est aussi entendu sur une fin de contrat avec l’arrière central Carlos Salcedo qui ne sera resté à Toronto qu’une demi-saison.
LA MAYONNAISE
On peut dire que la mayonnaise met du temps à prendre pour Bob Bradley dans la Ville Reine. Son équipe présente une fiche de 5-11-4 et n’est qu’à un point du dernier rang dans l’Association de l’Est.
DÉFENSE DÉFICIENTE
Si on veut trouver une raison pour expliquer les difficultés des « Reds », il faut regarder du côté de la défense. L’équipe arrive au deuxième rang dans l’Est pour les buts accordés avec 38, un de moins que D.C. United, qui est en dernière place du classement de l’Association.
JIMÉNEZ BIEN ADAPTÉ
Malgré les déboires de l’équipe, l’attaquant espagnol Jesus Jiménez s’est bien adapté à son nouvel environnement avec une production de huit buts et trois passes décisives en 20 rencontres.
Un esprit de vengeance pour la troupe de Nancy
Le CF Montréal reçoit le Toronto FC samedi soir avec un goût de vengeance en bouche et un match prenable à la clé.
Le dernier rendez-vous entre les deux ennemis remonte à un peu plus de trois semaines. Le Bleu-blanc-noir s’était fait lessiver 4 à 0 lors de la demi-finale du Championnat canadien, à Toronto.
« Je peux vous assurer que ça va être différent de la dernière fois. Ils viennent dans notre domicile », a insisté Joel Waterman jeudi.
« Il y a un petit quelque chose de plus, on s’est fait humilier par notre rival. On connaît la signification de ce match », a ajouté l’arrière central canadien.
Et surtout, le CF Montréal doit en profiter pour consolider la quatrième place dans l’Est.
Rebondir
Outre le fait qu’il s’agisse d’un match contre son plus grand adversaire, le CF Montréal doit surtout rebondir après deux défaites consécutives.
Il s’est incliné 4 à 0 face au Galaxy à Los Angeles, et ensuite 2 à 1 contre la pire équipe de la MLS, le Sporting de Kansas City, au Stade Saputo, il y a une semaine.
« C’est sûr qu’on ne méritait pas ces résultats, a soutenu une fois de plus Wilfried Nancy jeudi. À Los Angeles, ce n’est pas le résultat escompté et contre Kansas City, on devait gagner. On devait être mieux. »
L’entraîneur-chef faisait ici allusion aux problèmes défensifs de son équipe, qui teintent la lecture que l’on peut faire des matchs.
« On défend bien dans le sens que l’on concède très peu d’occasions. Par contre, on donne des buts.
« Si je regarde le match contre L.A., oui, il y a une part de réussite sur leurs deux premiers buts, mais on doit faire mieux sur le troisième et le quatrième. »
L’argent
Le rival de samedi soir fait beaucoup parler de lui dernièrement avec les millions de dollars dépensés. Mais Toronto croule surtout dans les bas-fonds du classement de l’Association de l’Est, en 13e et avant-dernière place.
Nancy s’est bien gardé de commenter la situation des Torontois, qui sont théoriquement meilleurs que ce qu’indique leur fiche.
« Je ne me permettrai aucunement de juger les performances d’un adversaire.
« Ils ont beau avoir les millions, construire une équipe n’est pas facile. »