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Ces deux mordus des Nordiques ont recueilli les témoignages de pas moins de 100 anciens joueurs dans un livre

Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2024-10-09T18:28:28Z

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Benoît Clairoux et Pierre-Yves Dumont s’étaient donné la mission de raconter l’histoire des Nordiques en donnant la parole à ceux qui ont porté l’uniforme des Fleurdelisés. Un peu plus de trois ans plus tard, ce sont les témoignages de 100 anciens qu’ils ont recueillis et qu’ils publient dans leur ouvrage: Il était une fois... les Nordiques: 100 joueurs racontent.

Des coulisses du départ en plein match du gardien Michel Dion en 1980-1981 au retour émotif de Clint Malarchuk à Québec, 11 jours après s’être fait trancher la veine jugulaire par un patin, en passant par le dur à cuire Kim Clackson qui s’était assis au bout du banc, malgré les deux mains fracturées, pour intimider l’adversaire: les auteurs n’ont rien laissé au hasard.

Dans cet ouvrage de 528 pages, et 190 000 mots!, ils racontent les Nordiques de leurs débuts dans l’Association mondiale de hockey (AMH) en 1972, à leur départ vers le Colorado au terme de la saison 1994-1995, à travers les yeux de ceux qui l’ont vécu.

Photo STEVENS LEBLANC
Photo STEVENS LEBLANC

Certes, ils reviennent sur des événements marquants de l’histoire des Fleurdelisés avec des personnages marquants de leur histoire, les Peter et Anton Stastny, Marc Tardif ou Michel Goulet, mais donnent également la parole à des joueurs plus marginaux dont certains n’ont fait que passer à Québec.

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«Les joueurs ont tous été très généreux», mentionne Pierre-Yves Dumont, un partisan des Nordiques qui avait organisé, en 2017, un événement pour commémorer les 40 ans de la conquête de la coupe Avco par les Nordiques, en 1977. «Michel Goulet m’appelait “boss” durant notre entrevue. Que le plus grand marqueur de l’histoire des Nordiques m’appelle “boss”, j’ai trouvé ça très gentil de sa part!», ajoute-t-il en riant.

Des histoires touchantes

Cette générosité des anciens Nordiques a permis aux auteurs de mettre sur papier des histoires parfois très personnelles et touchantes.

Celle de Dion a d’ailleurs particulièrement marqué Benoît Clairoux. Rappelons que lors d’un match contre les Bruins de Boston, lors de la saison 1980-1981, Dion était parti abruptement, en pleine rencontre, et n’était jamais revenu.

Il raconte dans le livre son combat avec la maladie mentale et son long chemin de croix qui lui aura finalement permis, deux ans plus tard, d’être invité au match des étoiles de la Ligue nationale de hockey (LNH) dans l’uniforme des Penguins de Pittsburgh.

«C’est toute une histoire et ça n’a pas été facile pour lui parce qu’il est retombé, après sa carrière. Maintenant, il enseigne le golf aux États-Unis et est très heureux dans ce qu’il fait. C’est un homme extraordinaire qui s’est confié comme un livre ouvert.»

Et l’AMH

Benoît Clairoux et Pierre-Yves Dumont détaillent chacun des moments forts, et moins forts, des Nordiques. Leur passage dans l’AMH, bien que crucial à leur arrivée dans la LNH, n’a pas toujours été ce qu’il y a de plus prestigieux.

«La patinoire dans l’état du New Jersey n’était même pas au niveau et il n’y avait pas de vestiaires pour l’équipe adverse. Comme Claude Larochelle l’avait déjà écrit: c’était comme accrocher un Rembrandt dans une grange!», raconte Clairoux.

«On se rend compte que c’est difficile de ravoir les Nordiques mais, sans l’AMH en 1972, sept ans plus tard il n’y aurait pas eu de Nordiques dans la LNH, ni cette belle rivalité qui a suivi», ajoute quant à lui Dumont.

D’ailleurs, Guy Lafleur est décédé avant d’être en mesure de collaborer au projet. Une section et des témoignages d’anciens coéquipiers lui sont toutefois réservés, dans le livre, paru aux Éditions Sylvain Harvey.

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