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Cette fois, les dieux du hockey étaient du côté du Canadien

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2023-12-19T05:00:03Z

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WINNIPEG | Quand on se présente au filet, on ne sait jamais ce qui peut arriver. Si des entraîneurs cherchaient des arguments supplémentaires pour vendre ce point à leurs joueurs, ils pourront leur présenter des séquences vidéo du match de lundi. 

Disons que Josh Anderson leur en a donné des pas pires. Le gros ailier a participé aux deux buts du Canadien en s’approchant justement de la «peinture bleue».

Et quand ont dit que tout peut arriver: Anderson a ouvert la marque lorsqu’un retour de Mike Matheson a ricoché sur son patin. Puis, il a permis à Christian Dvorak de doubler l’avance des siens avec une passe en apparence faite avec la main.

Le contact entre la rondelle et le bâton d’Anderson fut tellement minime que les Jets ont même écopé d’une punition en faisant appel de la séquence.

Pour une fois que les dieux du hockey, ceux qui sont assis à Toronto, souriaient au Tricolore. Personne ne va s’en plaindre.

Une victoire pour Allen

Surtout pas Justin Barron, qui a profité de la présence de papa et maman dans les gradins, et de celle de son frère dans le camp des Jets, pour donner la victoire au Tricolore en prolongation.

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Jake Allen a ainsi pu mettre fin à sa séquence de sept revers consécutifs. Curieusement, sa dernière victoire, acquise le 28 octobre, l’avait été aux dépens des Jets, également en « bris d’égalité ».

Voilà un triomphe qui risque de faire le plus grand bien au vétéran. Ce dernier a été aux aguets toute la soirée. Surtout en troisième période, alors que les Jets l’ont bombardé de 15 tirs.

À force d’appliquer de la pression, les Jets avaient fini par essouffler ses coéquipiers. En troisième période, les troupiers de Martin St-Louis semblaient toujours arrivés deuxièmes sur la rondelle.

La frénésie pour les Jets s’essouffle

Il avait plusieurs bancs vides, hier soir, au Centre Canada Life. Un phénomène plutôt inhabituel pour une visite du Canadien.

En fait, il semble que ce soit la nouvelle réalité des Jets depuis le début de la campagne. Aucune fois en 16 rencontres à domicile, les Jets n’ont joué devant une salle comble de 15 324 spectateurs. Même pas lors du match d’ouverture.

Connor Bedard et les Blackhawks (14 189) ainsi que Connor McDavid et les OIlers (13 611) ont été les visiteurs les plus courus. Hier, ils étaient 13 363.

Les 17 et 24 octobre, les Jets ont même joué devant le plus petit nombre de partisans depuis leur retour à Winnipeg, en 2011.

La moyenne de 12 710 spectateurs (compilée par The Athletic en date du 5 décembre) est la plus basse de la LNH. Après les Coyotes, bien sûr.

Mauvais pour Québec

C’est quand même surprenant considérant que les Jets présentent actuellement l’une des meilleures formations de circuit.

Le problème, selon les collègues de la place, c’est que les billets de saison ne sont pas majoritairement vendus à des entreprises, mais plutôt à des particuliers.

Ce qui rend ce marché tributaire aux aléas de l’économie. Et comme le taux d’inflation est particulièrement élevé, les gens ont des choix à faire. Faire l’épicerie passe avant d’assister à un match des Jets.

Ça ne vous rappelle pas un marché que Gary Bettman tente d’éviter comme la peste ? Voilà de quoi lui donner des arguments. À tort ou à raison.

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