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Une équipe montréalaise championne des Jeux de Dubaï

Elle gagne l'ultime compétition des courses à obstacles

COURTOISIE SAMUEL HÉBERT
Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2025-02-24T20:24:47Z
2025-02-24T20:30:09Z

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Après avoir grimpé les 160 étages du Burj Khalifa, la plus haute tour au monde, à Dubaï la semaine dernière, l’équipe montréalaise a remporté les Jeux de Dubaï, considérés comme les «Jeux olympiques des courses à obstacles», ce week-end aux Émirats arabes unis.

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L’histoire de cette équipe «négligée» ressemble à un véritable conte de fées. Dans une aventure parsemée de hauts, de bas, d’embûches, de surprises et de petites déceptions, les six représentants du Canada ont vaincu les parcours disjonctés.

Et qui plus est, en tapant sur le bouton rouge avec 18 secondes d’avance dans l’éreintante épreuve finale de près d’une heure d’efforts extrêmes, ils ont fait la barbe aux deux équipes russes et à la formation américaine du Colorado.

Courtoisie DUBAÏ GAMES
Courtoisie DUBAÏ GAMES

Dans un contexte politique tendu depuis des années en Europe avec l’invasion russe en Ukraine et la guerre économique qui se profile à l’horizon en Amérique du Nord, les Canadiens avaient la cote en grande finale.

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Authenticité

«Durant toute la compétition, on a incarné nos valeurs canadiennes et on a souri. On a rayonné par notre esprit d’équipe. Mais on était l’équipe négligée. En passant en grande finale, on a reçu énormément d’appuis des autres formations, a raconté le capitaine canadien, Samuel Hébert.

Courtoisie DUBAÏ GAMES
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On a reçu beaucoup de félicitations et de message de battre les Russes, a-t-il ajouté en entrevue avec Le Journal alors qu’au bout du fil, il saluait justement un membre d’une équipe russe se dirigeant vers l’aéroport. La réalité géopolitique actuelle prouve que la situation près beaucoup sur les gens.»

Dans son récit précis et passionné de l’épopée canadienne à Dubaï, Hébert était conscient que même si la politique et le sport ne font habituellement pas bon ménage, ils ne peuvent être écartés de la compétition. Dans le feu de l’action toutefois, il a assuré qu’il voyait ses rivaux comme n’importe quels autres.

«Honnêtement, je n’y ai pas pensé durant les épreuves, car je ne suis pas impliqué dans les choix politiques et ils ne le sont pas plus que moi. L’humain ne peut pas être défini par les choix de son pays», a argumenté le Montréalais de 33 ans qui considère la grande finale des Jeux de Dubaï comme un point saillant de sa carrière d’athlète.

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Courtoisie DUBAÏ GAMES
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Exæquo

L’équipe canadienne ne l’a toutefois pas eu facile malgré avoir enregistré le meilleur chrono. Après avoir célébré sa victoire une bonne quinzaine de minutes, les officiels des Jeux ont toutefois octroyé la victoire aux Américains en raison d’un bris d’équipement sur une station qui aurait occasionné un retard. Mais même si les Canadiens étaient déjà loin devant, ils les ont sacrés champions.

Il aura fallu une réunion et de solides arguments du capitaine canadien pour les faire changer d’avis. Le comité a donc proclamé les deux équipes championnes en séparant la bourse de 1 million de dirhams des Émirats arabes unis.

Courtoisie DUBAÏ GAMES
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La bourse de 500 000 dirhams permet néanmoins aux six membres de l’équipe canadienne de rentrer à la maison avec un chèque d’environ 33 000 $ chacun.

«On n’allait pas là pour l’argent, mais c’est une somme très considérable, a laissé tomber Hébert avec humour, soulignant que c’était sa plus grosse bourse en carrière. Ce fut un évènement incroyable de bout en bout.»

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Une pièce importante

Hébert a salué les efforts de ses cinq coéquipiers qui ont tous mis l’épaule à la roue en se préparant sérieusement, tant physiquement que mentalement, aux dures épreuves sous le chaud soleil. Avec une véritable guerrière, Béatrice Moyen-Sylvestre, dans leur rang, ils ont tenu tête aux plus féroces équipes composées uniquement d’hommes.

D’ailleurs, l’équipe canadienne était la seule des formations en grande finale à compter sur une femme.

Courtoisie DUBAÏ GAMES
Courtoisie DUBAÏ GAMES

«Elle a amené une perspective et une contribution différentes. On a établi une bonne stratégie d’équipe pour être en mesure d’utiliser nos diversités intelligemment. Je crois que cette inclusion féminine représente les belles valeurs québécoises et canadiennes, a plaidé Hébert en ne tarissant pas d’éloges sur sa coéquipière.

D’une ouverture, d’une égalité par notre équipe mixte et la participation très active de notre super Béatrice.

En déployant sa force, son agilité, sa rapidité et sa stratégie efficace, l’équipe canadienne, minutieusement préparée, a su se hisser parmi les meilleurs alignements internationaux pour finalement les surprendre à la toute fin.

L’an prochain, Hébert compte bien retourner à Dubaï avec les mêmes coéquipiers afin de défendre le titre canadien, sans toutefois le partager avec les États-Unis. Il en fait sa grande mission.

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