«Cette décision a donné un deuxième souffle à ma carrière»: une patineuse québécoise se tourne vers le sprint et les résultats sont instantanés


Richard Boutin
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Béatrice Lamarche est une patineuse complètement transformée cette saison.
Malheureuse l’an dernier alors qu’elle avait la désagréable impression de ne pas exploiter son potentiel à son maximum, Lamarche a entrepris un virage qui s’avère très profitable.
Elle a délaissé l’épreuve du 3000 m qu’elle patinait depuis plusieurs années pour se concentrer sur le sprint. Initialement, les épreuves du 1000 m et du 1500 m allaient être sa priorité, mais elle se surprend au 500 m.
Elle a remporté les trois épreuves aux Essais nationaux à Calgary du 1er au 4 janvier pour se qualifier pour les quatre étapes de la Coupe du monde de l’hiver.
«Cette décision a donné un deuxième souffle à ma carrière, a-t-elle illustré. Au-delà des résultats qui n’étaient pas à la hauteur depuis deux ans, je ne me sentais pas bien. J’avais des doutes, mais je ne pouvais pas croire que je ne pourrais plus m’améliorer.»
«J’avais toujours espoir qu’on trouve un plan qui me conviendrait et ce changement me fait revivre comme athlète, poursuit Lamarche. Je suis plus légère et je ne ressens plus le stress. C’est le fun de compétitionner sans stress. Je n’étais pas heureuse l’an dernier. Je ne m’ennuie pas du 3000 m, qui m’apportait beaucoup de stress.»
Ce nouveau départ à 13 mois de la présentation des Jeux olympiques de Milan-Cortina est de bon augure. «C’est encourageant et ça me met en confiance. Les Jeux vont arriver vite. Je n’ai plus de questionnements. Je fonce.»
L’épreuve du 1000 m est de nouveau l’épreuve de prédilection de Lamarche. «Je n’étais pas satisfaite de mes résultats les deux dernières années au 1000 m, a-t-elle indiqué. Le 1000 m est de nouveau ma meilleure épreuve et je ne pourrais pas demander mieux. J’explore le 500 m et si je vais faire les trois épreuves au mondial si possible.»
«Béatrice pète le feu»
Gregor Jelonek est emballé par ce qu’il voit de sa protégée. «Béatrice pète le feu, a imagé l’entraîneur du Centre national. J’ai toujours cru à son potentiel parce qu’elle possède une bonne technique, mais sa tête devait être à la bonne place. Elle n’était pas heureuse l’an dernier et c’est clair qu’on n’allait pas dans la bonne direction. À un an des Jeux, elle débloque au bon moment.»
Si Lamarche a brillé de tous ses feux à Calgary, une autre patineuse québécoise a aussi bien fait. Rose Laliberté-Roy s’est qualifiée pour la première fois de sa carrière pour la Coupe du monde sur 1000 m en terminant au 2e rang des Essais derrière Lamarche.
«Après le 500 m où elle n’a pas bien fait, elle était démolie, a raconté Jelonek. Je lui ai brassé la cage et elle a rebondi avec une 2e place au 1000 m, et elle a aussi réalisé un record personnel de 38 s 4 au deuxième 500 m. Rose a fait quelques Coupes du monde au 500 m, mais elle ne s’était jamais classée pour le 1000 m.»