C’était un lundi midi tendu: Martin St-Louis n’avait pas envie d’être devant les journalistes
Réponses courtes et parfois sèches

Dave Lévesque
Partager
BUFFALO | Martin St-Louis n’aime pas particulièrement les rencontres avec les médias les jours de match. Ça n’a jamais été plus évident que lundi midi.
L’entraîneur-chef du Canadien était à cran et a répondu à la plupart des questions par une seule phrase dans un point de presse d’à peine quatre minutes où il n’a pas été possible d’apprendre grand-chose sur la rencontre qui aura lieu en soirée au KeyBank Center, la septième face aux Sabres. Il n’avait pas envie d’être là et ça paraissait.
Comment ses joueurs peuvent-ils aider Jakub Dobes ? « Jouer la game qui est en avant de toi, c’est facile. »
Est-ce que Dobes s’est remis des six buts qu’il a accordés samedi ? « Je ne suis pas préoccupé pour Dobes. »
Comment se sentait son gardien ce matin ? « Je ne sais pas. »
Combien de temps a-t-il passé à disséquer le sixième match ? « J’ai passé la quantité appropriée de temps. »
Quel est son message à ses joueurs ? « Allons jouer au hockey. »
Comment doit-on aborder un match 7 ? « It’s about finding a way, it’s not about being perfect », a-t-il répondu en anglais à notre confrère Anthony Martineau de TVA Sports. (Il faut trouver une manière, il ne faut pas chercher la perfection.)
Et quelle est la bonne mentalité à avoir en abordant un septième match ? « Tu n’as pas une autre chance de te reprendre. »
Voilà, nous venons de vous résumer les quatre minutes que St-Louis a consacrées aux questions des médias à un peu plus de sept heures de la mise au jeu.
Rebondir
Évidemment, les joueurs de St-Louis auraient tous préféré régler le cas des Sabres samedi au Centre Bell plutôt que de se faire lessiver 8 à 3. Au moins, cette équipe a démontré qu’elle était capable de bien jouer après un revers puisqu’il faut remonter aux 14 et 15 mars derniers, lors d’un voyage en Californie, pour trouver deux défaites consécutives.
« C’est une question de standard et d’attentes. Nous avons été bons pour le faire toute la saison et c’est une raison de plus d’aborder le match de ce soir avec confiance », explique Alex Newhook.
Évidemment, l’envie de rebondir est certainement encore plus grande quand on vient de se faire humilier 8 à 3 devants ses propres partisans et qu’on s’en va ensuite jouer le septième et ultime match de la série devant ceux de l’adversaire. C’est aussi une bonne recette pour que le stress soit à son comble.
« Il faut avoir du plaisir, sourire et rigoler à travers tout ça », a souligné Kaiden Guhle en mentionnant que même si certains éléments du dernier match avaient été étudiés, il fallait surtout qu’ils le purgent de leur système.
« Si on nous avait dit en septembre que nous jouerions un match sept en deuxième ronde à Buffalo, on aurait été pas mal contents », a ajouté Guhle.
Attention au début
Les Sabres ont marqué le premier but lors de cinq des six premières rencontres, dont trois fois dans les deux premières minutes. Le Canadien sait donc qu’il va faire face à une tempête encore lundi soir.
À cet égard, la réponse de Kaiden Guhle avait quelque chose d’inquiétant. Selon lui, il faut surtout essayer de calmer la tempête plutôt que d’être l’équipe qui génère cette tempête.
« Il faut jouer simplement tôt dans la rencontre et jusqu’à la première pause publicitaire, il faut envoyer des rondelles en profondeur et nous appuyer sur notre échec avant, c’est notre pain et notre beurre et nous devons l’utiliser à notre avantage. Il faut aussi calmer la foule rapidement parce que c’est un édifice qui peut être assez bruyant. »
Peut-être aussi disait-il ça parce qu’il estime que l’équipe s’est éloignée de son identité en essayant de trop en faire lors de la rencontre de samedi, ce qui a fini par mener à sa perte.
On aura la plupart des réponses en fin de soirée.