C’était le temps que ça finisse

Jonathan Bernier
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PHILADELPHIE | Le Canadien a terminé son calendrier régulier en s’inclinant contre une formation qui avait habillé cinq joueurs de la Ligue américaine.
En temps normal, c’est le genre de rendement qui ferait dresser les cheveux de pas mal tout le monde. Mais dans le cas qui nous concerne, ce revers de 4 à 2 contre les Flyers ne changera pas grand-chose à cette extraordinaire campagne.
À part le fait que les hommes de Martin St-Louis ne bénéficieront pas de l’avantage de la patinoire dans sa série contre le Lightning, qui s’amorcera à Tampa, au cours du week-end.
De toute façon, même en l’emportant, le Tricolore n’aurait peut-être pas été en mesure d’améliorer son sort puisque les Floridiens, détenant le bris d’égalité, auraient possiblement eu le dernier mot, ce soir en affrontant les Rangers.
D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle St-Louis avait choisi de reposer, pour ce match ultime de la saison, Mike Matheson, Phillip Danault et Josh Anderson.
Gallagher saisit sa chance
Laissé de côté lors des quatre dernières rencontres, Brendan Gallagher a donc obtenu l’occasion de démontrer que ses services pourraient être utiles au cours des prochains jours.
Et il ne l’a pas ratée.
Le vétéran a été impliqué dans les deux buts montréalais. D’abord en touchant la cible, puis en appliquant une pression en fond de territoire ennemi qui, quelques secondes plus tard, allait mener au but de Jake Evans.
Une autre séquence au cours de laquelle il a travaillé d’arrache-pied derrière le filet de Samuel Ersson a offert à ce même Evans une belle chance d’ajouter un autre but à son dossier.
Zachary Bolduc, qui, en matinée, nous assurait que son style de jeu était taillé sur mesure pour les séries éliminatoires, a également offert une performance inspirée.
Impliqué dans plusieurs batailles pour l’obtention de la rondelle, il a distribué quatre mises en échec. Chez les attaquants du Canadien, seul Joe Veleno a fait mieux avec cinq coups d’épaule.
Ce qu’il y a de bien avec la fin de cette saison régulière, c’est que les troupiers de St-Louis vont pouvoir recommencer à jouer de la bonne façon. En repartant les compteurs à zéro, ils retrouveront le jeu collectif qui leur a permis de connaître tant de succès cette saison.
Finie la course de Caufield
Hier, puisque Cole Caufield accusait un seul but de retard sur Nathan MacKinnon dans la course au trophée Maurice-Richard, on a vu ses compagnons de trio retomber dans le piège des dernières semaines : celui de chercher un peu trop intensément à refiler le disque au numéro 13.
Le franc-tireur du Canadien l’a eu sur la palette de son bâton tellement souvent qu’il a pu décocher 10 des 29 tirs au but des Montréalais.
Se sortir de son patron de jeu habituel explique assurément, du moins en partie, pourquoi l’attaque massive du Tricolore en arrache depuis quelque temps.
Face aux Flyers, elle a été blanchie à trois occasions. La sécheresse avait commencé quelques semaines plus tôt, mais depuis que Caufield a marqué ses 48e et 49e de la saison, au Madison Square Garden, l’attaque massive du Canadien a inscrit quatre buts en 29 occasions (13,8 %).
Oui, il était temps que cette saison finisse et qu’on passe, enfin, aux choses sérieuses.