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Cet aspect du jeu a coulé le Canadien face aux Flyers: en récupération de rondelle, ils doivent se battre «comme des chiens pour un os»

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-11-05T18:42:19Z

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Les joueurs du Canadien n’ont pas eu le temps de ruminer longtemps leur défaite de mardi. Moins de 12 heures plus tard, ils étaient déjà de retour à l’entraînement en prévision du match de jeudi, au New Jersey.

Étant donné que tout est allé pas mal croche contre les Flyers, on peut penser que Martin St-Louis a eu une courte nuit. La séance vidéo qu’il s’est infligée a dû être longue.

Surtout qu’à l’entendre parler, plusieurs éléments ont fait défaut.

«Ce n’est pas une seule chose. C’en est plusieurs, a -t-il déclaré, une fois devant les médias. On a été brouillon dans les règles d’équipes que nous avons établies.»

L’entraîneur-chef du Canadien n’a pas trop voulu s’étendre sur le sujet ni préciser quelles règles avaient été bafouées. Cependant, un petit coup de fil à Sportlogiq nous a permis d’apprendre que les joueurs du Tricolore n’avaient remporté que 27,3% de leurs batailles pour l’obtention de la rondelle en zone défensive.

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Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

Une fois n’est pas coutume

Avant cette rencontre, ils affichaient un rendement de 40,8%. Ce qui les plaçait en tête de la LNH, en compagnie de l’Avalanche du Colorado.

Ça explique un peu mieux pourquoi le Tricolore qui, habituellement, accorde un peu plus d’une vingtaine de lancers par match en a accordé 42 à une formation qui, elle-même, n’en décoche, en moyenne, que 23. Difficile de sortir de son territoire quand tu n’es pas capable de récupérer les rondelles. Par surprenant que le Tricolore ait accordé 31 occasions de marquer de grande qualité à ses visiteurs.

«Ce n’est pas une question de technique. C’est notre sentiment d’urgence qui a fait défaut, a soutenu Alex Newhook. Ce sont des choses qui arrivent au cours d’une longue saison.»

À l’image de ses coéquipiers, Newhook a connu quelques passages à vide au cours de ce match. Toutefois, il a remporté une importante bataille en prolongation qui aurait très bien pu permettre au Tricolore de voler un point supplémentaire aux Flyers.

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«J’ai voulu garder la rondelle en vie, a-t-il expliqué. Je veux être ce joueur qui se bat pour la rondelle comme un chien pour un os, qui gagne ses batailles.»

«J’ai les attributs pour le faire. Et quand je le fais, c’est là que je suis à mon mieux», a-t-il ajouté.

Le Canadien, l’une des meilleures équipes!

Que ce soit Newhook, Mike Matheson et Jake Evans, tous les joueurs sondés dans le vestiaire du Tricolore étaient du même avis; ils voulaient s’assurer que ce soit une erreur de parcours.

C’est la grâce qu’on leur souhaite parce que, face aux Devils, il ne sera pas envisageable de récolter un point avec du jeu aussi désorganisé.

Elle est loin l’époque de Jacques Lemaire et de son jeu hermétique. Avec Jack Hughes, Dawson Mercer, Jesper Bratt, Nico Hischier et Timo Meier, l’ancienne équipe de Martin Brodeur a ce qu’il faut pour faire payer le laxisme de ses adversaires.

Contrairement aux Penguins de Pittsburgh, ce n’est pas une surprise de voir les Devils trôner au sommet de la division Métropolitaine. D’ailleurs, ils n’ont toujours pas perdu en cinq matchs à domicile.

«Ce sera un gros défi, a reconnu Newhook. On sait ce qu’ils sont capables de faire. À ce point de la saison, que deux des meilleures équipes s’affrontent, ce sera une confrontation intéressante. On pourra savoir où on en est.»

Parler du Canadien comme de l’une des meilleures équipes, ça fait sursauter. Disons que ça faisait un bail que ça n’était pas arrivé.

Et même s’il joue un peu au-dessus de sa tête depuis le début de la campagne, on ne peut nier que c’est un fait.

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